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Mouhamadou Mactar Watt, Gouverneur de Matam, encourage le coordonnateur du Projet d’appui régional à l’Initiative pour l’irrigation au Sahel (Pariis) et son équipe, d’agir en complémentarité avec les partenaires qui les ont précédés dans la région et qui sont dépositaires d’une longue expérience en matière d’irrigation. Le Pariis procédait mardi à l’installation de la Plateforme multi-acteurs (Pma) de la région de Matam.

Le Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (Pariis) poursuit l’installation des Plateformes multi-acteurs (Pma) sur la gestion des connaissances dans ses différentes zones d’intervention. Après la zone du Sud-est, le bassin arachidier, les responsables du projet ont été à Matam mardi, pour procéder à la mise en place de la Pma de la région. Une occasion pour le Gouverneur de Matam d’exhorter le coordonnateur du Pariis et son équipe d’agir en complémentarité avec les partenaires qui sont dans le même champ d’action qu’eux. «Le Pariis est conscient qu’ils ne sont pas dans un désert d’intervention. Il y a des partenaires qui les ont précédés ici et qui sont dépositaires d’une longue expérience en matière d’irrigation. Ils se sont rangés derrière ces partenaires. Voilà pourquoi j’encourage le coordonnateur à poursuivre l’exécution du projet sur cette voie. Il ne faudrait pas venir pour superposer, mais il faut agir dans le sens de la complémentarité. Nous attendons de l’ensemble des projets de s’approprier d’une démarche d’efficience et d’efficacité. C’est-à-dire qu’à chaque fois qu’il faut mettre des ressources au niveau de ces projets, il ne faudrait pas faire dans la redondance», a dit Mouhamadou Mactar Watt, qui présidait la cérémonie d’installation de la Pma de Matam.
Les Pma «permettent d’appuyer et d’accompagner le processus d’identification, de documentation, de partage et de mise à l’échelle des innovations et expériences réussies dans les zones d’intervention du projet. Elles constituent également un cadre qui permet d’animer au niveau de la zone, un débat décloisonné sur les perspectives d’innovations des systèmes irrigués en cours, entre opérateurs, services déconcentrés et producteurs en vue de favoriser la mise en œuvre des solutions d’irrigation».
Pour le Directeur régional de développement rural (Drdr), cette démarche du Pariis permettra d’avoir une vue assez large des expériences d’irrigation dans la région de Matam et d’ailleurs, parce que toutes les zones d’intervention du Pariis seront dotées de Pma. Abdoulaye Camara explique que «le grief qu’on a tenu à plusieurs projets du Sénégal est relatif à la capitalisation et pérennisation des acquis. Car, tant que le projet fonctionne et apporte des financements, tout marche. Mais quand le projet est clôturé, on a du mal à sentir sur le terrain ce que le projet a fait».

Vers une capitalisation des acquis
La Plateforme multi-acteurs devrait ainsi permettre, d’après le Drdr, «de capitaliser d’abord sur les expériences des projets passés comme le Programme de développement agricole de Matam (Prodam), des programmes de l’Etat, des sociétés de développement comme la  Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal (Saed), avant de capitaliser aussi, sur ses propres réalisations».
Placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural (Maer), le Pariis Sénégal, selon l’équipe dirigeante, «adopte une approche régionale basée sur le concept de ‘’solutions d’irrigation’’ pour une agriculture irriguée productive, durable et rentable pour la création d’emplois et la sécurité alimentaire. Il s’agit à terme, d’améliorer les capacités de planification, d’investissement et de gestion des parties prenantes et d’accroître les superficies aménagées pour la performance des systèmes irrigués».
Au Sénégal, le Pariis intervient dans les régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kolda, Matam, Saint-Louis, Sédhiou, Tambacounda, Thiès et Ziguinchor à travers des Zones d’intervention prioritaires (Zip). Les principaux bénéficiaires du projet sont les exploitations agricoles familiales et leurs organisations ainsi que les structures partenaires.

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