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Khoudia Mbaye, ministre de la promotion des Investissements...

Après la première phase du Programme de réforme de l’environnement des affaires et de la compétitivité (Preac), une seconde phase se met en place. Il ambitionne de reprendre les ratés de la première phase et de hisser l’environnement des affaires à la dimension de ses ambitions. Le Preac 2 prévoit ainsi un budget prévisionnel de 4 milliards 815 millions de francs Cfa.

Le Programme de réforme de l’environnement des affaires et de la compétitivité (Preac) phase une, déroulé en 2013-2015, a été une grande réussite, selon Khou­dia Mbaye. Le ministre de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des télé-services de l’Etat, qui présidait  hier, un atelier de partage et de validation technique du rapport provisoire du Preac 2,  a soutenu que la première phase est à plus de 90% d’atteinte des résultats.  Et que la mise en œuvre de  ce Programme a permis de gagner 38 points dans le Doing business en trois ans. Cependant, il faut souligner que tout n’a pas été que réussite. Quelques difficultés et des re­tards ont été notés dans la mi­se en œuvre de certaines ré­for­mes. Mme Mbaye cite l’exemple du vote des lois sur les zones économiques spéciales. «Certaines mesures comme les dématérialisations de procédures, la charte des télé-procédures ne sont pas encore finalisées. D’où l’urgence de passer à la phase 2 du Preac qui va s’employer à la mise en œuvre des réformes permettant de hisser l’environnement des affaires à la dimension des ambitions du Programme Séné­gal émergent (Pse). Le Preac 2 qui prévoit un budget de 4mil­liards 815 mil­lions de francs Cfa, interroge ainsi les processus et les procédures pour voir qu’est-ce qui nous a retardés. Quelles sont les insuffisances qui ont fait que nous n’avons pas pu à 100%», indique le ministre.
Le consultant Mamadou Samb, présentant le rapport a mis l’accent sur le facteur temps. Selon lui, «Au Sénégal, on prend beaucoup de temps à faire voter des textes et à signer des décrets d’application». L’équipe de M. Samb qui invite le système à une internalisation de la culture de performance a suggéré la mise sur pied  d’un budget  «appui environnement des affaires» et aussi à mettre l’accent sur la qualification de la main d’œuvre. Au-delà de ces analyses, le Preac 2 se propose ainsi de poursuivre la simplification et la dématérialisation des démarches liées à l’investissement et au commerce. Mais aussi il ambitionne de faire la promotion de zones compétitives à travers la mise en place de plateformes d’investissement d’agropoles et de zones économiques spéciales, entre autres mesures.
Mais déjà le secteur privé par la voie des responsables du Conseil national du patronat (Cnp) alerte. Pour eux, il ne s’agit pas de dire que les mesures sont effectives. Il faut un suivi permanent pour les 90 mesures exécutées dans le Preac 1, car Alioune Bâ, qui dit constater des résistances, soutient que l’administration pêche dans la mise en œuvre des mesures prises. Il a, cependant, plaidé pour un leadership fort pour une bonne application des textes. Pour sa part, le représentant de l’Adepm a attiré l’attention du ministre sur la place des Pme /Pmi sur ce Preac 2. Certains acteurs présents dans la salle ont aussi demandé à savoir l’impact réel des mécanismes, tels la Bnde et le Fongip dans le Preac surtout que les garanties de prêts dans ces structures restent relativement élevées, se plaint le directeur de cabinet du ministre Khoudia Mbaye.
Ce Programme va se dérouler sur la période 2016-2018. Il sera validé très prochainement par  Macky Sall lors d’un Conseil présidentiel de l’investissement (Cpi).
ndieng@lequotidien.sn 

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