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A  l’édition de votre quotidien du lundi 9 avril 2017, vous me prêtez, s’agissant de la cohabitation, des propos (la rendre impossible en organisant les élections en même temps) que je n’ai pas tenus. J’ai simplement dit qu’en cas de survenance d’une cohabitation avec la Constitution actuelle, il y a des risques de blocage du fonctionnement des institutions. Risques de blocage, car contrairement en France où c’est le gouvernement qui détermine la politique de la Nation, au Sénégal, cette prérogative appartient au président de la République. L’Assemblée nationale dispose de la prérogative de renverser le gouvernement en plus de celle de voter la loi. Le blocage ne pourrait être évité que si le chef de l’Etat, ne disposant plus de majorité au Parlement, fait preuve de réalisme et nomme un Premier ministre issu de la majorité parlementaire et renonce à la politique qu’il a définie. J’ai enfin dit que contrairement à la Constitution en vigueur, l’avant-projet de Constitution de la Cnri a bien réglementé l’hypothèse d’une non concordance entre les majorités présidentielle et parlementaire.

Abdoulaye DIEYE
Faculté de droit-UCAD, Sénégal

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