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Le Salon national du livre s’est ouvert le jeudi dernier à Saint-Louis, à la Place Faidherbe, en présence du ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly et de son homologue Mansour Faye, par ailleurs maire de la ville. Une manifestation dont l’organisation traduit, à en croire le ministre, une matérialisation de la territorialisation des politiques publiques et culturelles.
Selon M. Coulibaly, ce projet de Salon national du livre a été pensé il y a plus d’un an, car son ministère estimait qu’il y avait un vide quand on organise en année impaire le Festival international du livre et du matériel didactique (Fildac) à Dakar, et qu’il y avait une année creuse où il n’y avait absolument rien. Son département avait alors pensé organiser un Salon national du livre. Cela a été rendu possible grâce à un partenariat noué avec la ville de Saint-Louis et son maire. Ainsi, indique-t-il, ce salon de la capitale du Nord va permettre d’exposer pendant trois jours les livres et de dérouler un certain nombre de programmes pour inciter les gens à comprendre davantage ce qu’est le livre et appréhender les mécanismes et les méthodes de la lecture.
Le ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly indique qu’«il n’est pas normal que l’animation du livre se limite seulement à Dakar». Il estime que pour son département, l’animation culturelle doit se faire à Dakar, «mais il faut également penser aux autres villes du pays». Dans cette lancée, il a fait savoir que désormais, chaque année paire, il y aura le Salon du livre dans une ville, et chaque année impaire le Festival international du livre de Dakar qui va regrouper beaucoup d’éditeurs étrangers.
Le ministre de la Culture n’a pas manqué de saluer la présence massive des éditeurs sénégalais grâce au soutien de la mairie de Saint-Louis et la direction du Livre et de la lecture. La tenue de cette première édition constitue une première étape pour «impulser la politique du livre et de la lecture qui rapproche davantage le livre et les populations, en particulier les jeunes», a souligné M. Coulibaly, qui a ajouté que la dynamique de décentralisation de l’action culturelle se poursuivra.
Quant au maire de Saint-Louis, il a salué le choix porté sur sa ville pour accueillir ce salon qui est une invite à la population saint-louisienne à revenir à l’essentiel, c’est-à-dire le développement du savoir par le livre. Mansour Faye a profité de cette occasion pour inviter les jeunes et les intellectuels en général à faire de sorte que ces trois jours d’exposition soient de savoir pour le développement du pays.
L’ouverture de ce premier Salon du livre à Saint-Louis s’est faite en présence de plusieurs personnalités parmi lesquelles Christiane Taubira, ancienne garde des Sceaux de la France, l’ancien ministre de la Culture du Sénégal, Makhily Gassama, parrain de l’édition, et Alioune Badara Bèye, président de l’Association des écrivains du Sénégal (Aes).
cndiongue@lequotidien.sn

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