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Emmanuel Macron, candidat du mouvement «En Marche !», arrive en tête du 1er tour de la Présidentielle en France, suivi de la patronne du Front national, Marine Le Pen. Cette dernière risque d’être seule contre tous au second tour : des candidats perdants comme Fillon et Hamon ayant appelé à voter pour Macron.

Les jeux sont faits en France pour le premier tour de la Présidentielle. Le Peuple français a porté en tête du premier tour du scrutin présidentiel, Emmanuel Macron, le candidat du mouvement «En Marche !». Ce dernier, avec 23,9% des voix des électeurs, devance la candidate du Front national, Marine Le Pen, qui était donnée en tête du scrutin par de nombreux instituts de sondage, arrivée deuxième avec 21,7% des suffrages exprimés. Tandis que le candidat de la Droite et du Centre, François Fillon, se classe troisième (20%) et Jean-Luc Mé­len­chon de la France insoumise occupe la quatrième position avec 19,2% des suffrages.
Avec ces résultats, le second tour de la Présidentielle française, prévu le 7 mai, s’annonce difficile pour la candidate du Fn. Marine Le Pen devra faire face à un candidat qui sera soutenu par la quasi-totalité des autres candidats significatifs perdants. Déjà, ces derniers ont annoncé hier la couleur en appelant clairement à voter pour le candidat d’«En Marche !». Benoît Hamon, candidat de la Gauche, et François Fillon, candidat de la Droite et du Centre, ont appelé à voter pour Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron, 39 ans, qui se présente pour la première fois à une élection, a gagné son pari. Celui qui était inconnu des Français il y a trois ans, a mené sa campagne électorale sur une ligne favorable à l’Europe et axe son programme sur le libéralisme, dans le domaine économique et sur les questions de société. Cet ancien conseiller puis ex-ministre de l’Economie (2014-2016) de François Hol­lande a construit sa popularité sur le rejet des partis traditionnels et le désir de renouvellement exprimés par les Français.
Son challenger, Marine Le Pen, veut en finir avec l’euro et la libre circulation dans l’espace Schengen. Soupçonnée d’emplois fictifs de collaborateurs de son parti au Parlement européen, Mme Le Pen est actuellement visée par une enquête.
Les deux candidats se sont présentés aux Français avec des projets de société divergents. Ainsi, Emmanuel Macron, par exemple, compte lancer un plan de 60 milliards d’euros d’économies. Celui-ci entraînera la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires. Alors qu’avec la candidate du Front national, la France pourrait enregistrer un retour sur la loi travail. Contrairement à M. Macron qui prône son maintien. Pour les dépenses publiques, on relève l’absence de budget chiffré chez Marine Le Pen, mais cette dernière à un objectif de réduction du déficit. Ses cibles demeurent notamment l’Aide médicale d’Etat (Ame), la contribution française au budget de l’Union européenne ou encore la fraude fiscale et la fraude sociale.
Toutefois, l’on note un certain nombre de convergences entre les programmes des deux adversaires : la baisse des cotisations sociales et patronales, ré­for­me ou sup­pres­sion du Régime social des indépendants (Rsi), gel ou suppression de la taxe d’habitation.
Les deux candidats ont fait la promesse «de n’augmenter ni la Tva ni le smic et souhaitent réduire l’impôt sur les sociétés». Encadrer l’«ubérisation»  du travail et favoriser les entreprises françaises et européennes dans l’attribution des marchés publics sont des politiques que les deux adversaires comptent mener une fois à l’Elysée.

mdiatta@lequotidien.sn

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