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Consolider les progrès réalisés au cours de la première phase du Programme régional des pêches en Afrique de l’Ouest (Prao), qui a pris fin en septembre 2016, tel est l’objectif de l’atelier de capitalisation de la phase 1 et de préparation de la phase 2 du Prao qui s’est ouvert hier à Saly. Au cours de cette rencontre qui a été une initiative de la Commission sous régionale des pêches et la Banque mondiale, les acteurs sont largement revenus sur les résultats enregistrés par le Sénégal dans la première phase du Prao dont la mise en œuvre a duré six ans. Le conseiller technique du ministre de la Pêche et de l’économie maritime, Ama­dou Banda Diop a  salué l’importance de la contribution du Prao à l’atteinte des résultats assignés au Plan Sénégal émergent (Pse). Selon M. Diop les performances du Sénégal dans cette première phase sont matérialisées entre autres, par «l’adoption du Code de la pêche maritime, la mise en œuvre d’une stratégie de maitrise durable de l’immatriculation des pirogues, l’élaboration d’un plan d’action national de lutte contre la pêche Inn, l’élaboration et l’approbation de deux plans d’aménagement des pêcheries, le partage de la responsabilité de la gestion des ressources halieutiques entre l’État et les communautés par la mise en œuvre des initiatives locales de cogestion des pêcheries artisanales dans douze sites, dont Ngaparou, dont l’expérience a fait tache d’huile au niveau de la sous-région. Il s’y ajoute la mise en place d’une grande zone de pêche protégée sur la Petite Côte et aussi celle d’un fonds de microcrédits de 500 millions de francs Cfa en partenariat avec le Crédit Mutuel du Sénégal pour financer des microprojets d’entreprenariat féminin et de reconversion des pêcheurs dans des secteurs alternatifs». Les eaux des pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest, d’après M. Diop, sont réputées parmi les plus poissonneuses du monde. Chaque année la production de poissons pêchés dans les eaux ouest-africaines est estimée à plus de 1,6 million de tonnes pour une valeur commerciale de 2 milliards de dollars environ. Malgré ce potentiel, précise-t-il, le secteur fait face à de nombreux défis, notamment la surexploitation des ressources… C’est pour relever ces défis que le Comité des pêches pour le centre ouest du golfe de Guinée (Cpco) et la Csrp ont été créés pour matérialiser la volonté politique affichée par nos États de travailler main dans la main dans le cadre d’une coopération régionale. C’est également dans ce contexte que les pays membres de la Csrp ainsi que le Ghana et le Liberia, en collaboration avec la Banque mondiale, avaient initié en 2007 le Prao, a déclaré le Ct de Oumar Guèye. Pour la secrétaire permanente de la Csrp, la logique d’intervention du Prao est tout d’abord d’assainir le secteur en mettant en place des réformes nécessaires du point de vue institutionnel notamment en révisant les cadres légaux, les textes législatifs… Ainsi souligne Marième Talla, la pêche illicite a considérablement reculé dans certains pays ; ce qui a contribué à augmenter les débarquements de la pêche artisanale. abciss@lequotidien.sn

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