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Le Sénégal s’apprête à accueillir le 9e Forum mondial de l’eau prévu à Dakar en 2021. Le Comité préparatoire de l’atelier stratégique et prospectif s’est réuni hier pour mettre le focus sur l’importance de cet évènement. Selon Ablaye Sène, président de ce Comité préparatoire, ce sera «une opportunité pour l’Afrique de faire valoir et de faire émerger ses priorités en matière d’eau». Quels sont les enjeux ? «Ce forum se veut efficace. Et pour y arriver, il faut faire en sorte que la dynamique de préparation du forum soit propice à la mobilisation de plus de ressources de la part des partenaires mais aussi de la part de nos Etats», dit-il. Afin que l’Afrique n’attende pas 2030 pour atteindre l’Objectif de développement durable 6 (Odd6) en matière d’accès universel. «C’est déjà une façon pour nous de contribuer à l’amélioration du cadre de vie des conditions de vie de nos populations qu’elles soient urbaines ou rurales», appuie-t-il. A travers l’initiative Dakar 2021, qui sera un ensemble de projets labélisés dans différents domaines comme l’accès à l’eau potable, à l’assainissement, la mise en place d’infrastructures pour de l’eau agricole, de l’eau productive, mais également pour la formation des professionnels, les planètes sont alignées pour parvenir à certaines réformes. «On sent également qu’il faut profiter de cette dynamique du forum pour lancer des initiatives afin que davantage de bassins transfrontaliers s’inscrivent dans une démarche de cadres institutionnels qui vont permettre d’avoir, à l’image de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), à travers l’Afrique des bassins qui ne disposent pas encore de cadre formel», dira-t-il. Ce forum sera aussi l’occasion de parler du projet de dessalement d’eau de Mamelles. «Quand on parle de sécurité de l’eau, on se soucie d’abord de la sécurité de la source. Si vous avez une seule source à partir delaquelle vous prenez l’eau pour alimenter une grande métropole comme Dakar, il y a des soucis à se faire», soutient M. Sène. Il ajoute : «Si aujourd’hui, on peut avoir de l’eau à partir des nappes souterraines, du lac de Guiers, du fleuve Gambie, etc., en ce moment-là Dakar et sa banlieue, et toutes les zones, qui sont desservies par nos systèmes d’alimentation en eau à Dakar, seront dans une situation de résilience et de sécurité en eau». «Toutefois, poursuit-il, quand on dit eau, on pense à la fois à l’interaction eau douce, eau, salée. Et de plus en plus à travers le monde, la problématique des océans est en train d’émerger, et de prendre une place de plus en plus importante.» Ablaye Sène
conclut : «Aujourd’hui, on se préoccupe de savoir qu’est-ce que les océans peuvent apporter comme réponse en ce qui concerne les zones qui ne sont pas pourvues de ressources en eau douce ? La technologie aujourd’hui a avancé au point que l’on peut envisager effectivement le dessalement comme une solution qui tient la route et qui soit en compétition par rapport à d’autres solutions, surtout quand on envisage la question de la sécurité de l’eau.»
mfkebe@lequotidien.sn

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