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La commune de Kaël, département de Mbacké, aura l’honneur d’abriter la 6ème édition de la Journée nationale de l’élevage. Cette commémoration instituée depuis 2013 par le chef de l’Etat est prévue pour le 28 novembre prochain. Elle servira de prétexte aux acteurs dudit secteur pour lister les maux auxquels ils sont confrontés. Pour les besoins de la préparation de cette journée, un Comité régional de développement (Crd) s’est tenu à Diourbel.

La 6ème édition de la célébration de la Journée nationale de l’élevage est placée sous le thème «Promotion des cultures fourragères, et l’amélioration génétique du cheptel, créneau porteur de l’emploi des jeunes et des femmes». Un thème qui a nécessité l’intervention de la quasi-totalité des participants pour demander plus de transparence par rapport à la promotion de la culture fourragère. Outre ce point, les chefs de services régionaux et les éleveurs de la région de Diourbel ont été invités à mettre la main à la pâte pour la réussite de cette journée qui sera présidée par le chef de l’Etat Macky Sall. Ainsi, le gouverneur de la région de Diourbel a rappelé qu’il s’agissait de revenir sur tous les aspects relatifs à l’organisation pratique de la journée à Kaël, suite au Crd spécial présidé par le ministre de l’Elevage et des productions animales à Mbacké. Cependant, Gorgui Mbaye a tenu à préciser qu’ils ont mis sur pied des commissions. A l’issue du Crd, il a affirmé que tous les participants sortaient de cette réunion avec beaucoup d’optimisme quant à l’organisation de la journée à Kaël.
Par rapport à l’hébergement, il a indiqué que cela posera des problèmes. Avant d’ajouter qu’il faudra juste apprendre des difficultés et erreurs des autres. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, «nous avons tenu à impliquer tous les maires du département de Mbacké, le Conseil départemental. D’après les informations que j’ai eues, les maires sont favorables pour participer à l’hébergement des délégations. Il faut retenir que le maire de Kaël a déjà pré-positionné des sites pour l’ensemble des quatorze régions qui vont venir pour la Journée nationale de l’élevage». Aussi, l’autorité administrative a signalé que la gendarmerie va envoyer une mission d’assainissement pour préparer le terrain aux futurs exposants et participants à la journée. A l’en croire, la sécurité sera totale tout en incitant aux citoyens d’avoir le réflexe sécuritaire. Abordant la question de l’approvisionnement correct en eau potable, Gorgui Mbaye s’est voulu rassurant : «Pour l’eau, nous allons non seulement envoyer une mission au niveau de Kaël pour voir un peu les installations en matière d’hydraulique et vérifier que le tuyau qui dessert les villages ne passe pas loin des deux sites identifiés. Le Service de l’hydraulique ne mettra pas moins de 20 bâches souples d’eau et presque une dizaine de camions citernes pour porter son appui au dispositif existant.»
Revenant sur le choix de l’organisation de ladite journée à Kaël, M. Mbaye a signalé que la région de Diourbel est une zone d’élevage, particulièrement la commune de Kaël qui est réputée. Et la tenue de cette journée sera un encouragement pour ces éleveurs, mais aussi une ouverture d’autant plus que, souligne-t-il, «la journée va s’accompagner d’un salon qui montrera les évolutions qu’on peut accomplir en matière d’élevage». «Toutes les révolutions, tout le changement, tout le développement, toute la modernisation, le chef de l’Etat a bien compris qu’il faut que la modernité aille vers les producteurs pour leur montrer le savoir-faire en leur montrant qu’il y a une vaste manœuvre possible dans leurs domaines et l’Etat est preneur du développement de l’élevage, ne serait-ce que la diminution de la facture laitière qui nous fait au moins 50 milliards de F Cfa par an», a-t-il conclu.
Un choix qui sera apprécié à sa juste valeur par le maire de Kaël. El Hadji Ba s’est réjoui en prenant la parole : «Je remercie le président de la République pour l’équité. Toutes les journées se passaient souvent dans des capitales départementales ou régionales. L’équité qu’il a toujours annoncée devant nous, donc pour la première fois on va organiser ça dans une commune qu’on appelle par abus commune rurale.» se référant à l’adage «La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a», M. Kâ a fait savoir qu’ils donneront tout ce qu’ils ont pour la réussite de la journée. «Nous avons pris toutes les dispositions pour identifier des sites d’hébergement, des zones où on pourra trouver des tentes, mais aussi des mesures sont prises pour mettre ces zones à la disposition des hôtes et même nos maisons. Nous allons tout faire pour satisfaire nos hôtes», a-t-il dit.

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