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Faire danser les mots pour le simple plaisir de parler devant un public ou faire passer un message en usant des figures de style, peu importe la finalité, du moment qu’on le fait bien, la Ligue sénégalaise de slam est preneuse. Elle organise en ce moment une qualification pour dénicher le talent qui va représenter le Sénégal à la Coupe du monde de slam. Vendredi dernier, c’était au tour de la région de Dakar d’organiser sa finale. C’est Bamba qui va défendre les couleurs de la capitale lors de la finale nationale prévue ce 14 avril au Goethe institute.
Ce n’est pas exagéré de dire qu’il a dû batailler fort. En effet, il fallait faire deux prestations et récolter le plus de votes pour gagner. Mais il a fallu, en l’absence de règlement, improviser. Au décompte final, il y a eu 2 personnes à avoir exactement le même nombre de points. De ce fait, une prolongation a été décidée. Bamba, certainement plus à l’aise sur la scène, a été choisi pour représenter Dakar. Et s’il veut continuer son rêve, il devra être plus inspiré que Hamza Slam de Fatick, Double Servo de Podor, Dimelo de Thiès, Alioune Soumaré de Louga, Jo Da Scholar de Tambacounda, Al Faruq de Ziguinchor, Mat Slam et Khajar Pourmera Thiam de Saint-Louis. La région de Kaolack désigne son représentant ce mardi.
Il faut noter qu’avant la finale, Dr Massamba Guèye et le Professeur Dramé vont chacun animer une conférence dans le but de promouvoir cette forme d’expression. Cette activité entre dans la célébration des 30 ans du mouvement galsen. Le vainqueur du concours de slam recevra une enveloppe financière, un accompagnement pendant un an et va représenter le Sénégal dans différentes compétitions mondiales. Oumar Bounkhatab Keïta, président de la Ligue sénégalaise de slam, rappelle que «Clair Mc était le vainqueur de la précédente édition. Il avait représenté le Sénégal à la Coupe d’Afrique et à la Coupe du monde. Et pour avoir plus d’impact, on a fait un appel à candidatures au mois de février. Tous les bureaux régionaux ont pu recevoir des candidats. Et comme ça, on a plus de talents et c’est le slam qui y gagne».
mgaye@lequotidien.sn

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