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L’école de Yavuz Selim prépare ses 92 élèves candidats au Concours général. La direction et le corps enseignant veulent rattraper le temps perdu, remobiliser les élèves après une période de crise qui a secoué et marqué tous les esprits.

Le groupe scolaire Yavuz Selim semble tourner définitivement la douloureuse page du changement de la gestion de leurs écoles. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre le censeur du Collège Bosphore, Mamadou Ndiaye, qui refuse de donner des détails sur cette affaire pendante devant la Cour suprême. Aujourd’hui, annonce le Censeur devant la presse, l’heure est à la remobilisation et à la concentration sur les objectifs de l’école avec comme ligne de mire le Concours général.
Un groupe de 92 élèves rigoureusement sélectionnés dans les différentes écoles du groupe est logé actuellement à Bosphore et au Sultan. La direction et le corps enseignant mettent à profit les vacances du second trimestre pour «rattraper le temps perdu» et travailler en vue d’avoir des résultats meilleurs au prochain Concours général. «Les professeurs prennent ainsi les élèves dans les matières où ils sont candidats au Concours général. Il dispense des cours pendant trois jours d’affilée pour une matière ceci pendant une semaine. Les après-midi, c’est un autre professeur avec une autre matière qui prend le relais», explique le Censeur du Collège Bosphore. A ce rythme, les professeurs comptent compenser le temps perdu et combler les insuffisances occasionnées durant les semaines de crise que l’école a traversée dernièrement.
Revenant sur ces incidents, M. Ndiaye souligne que pendant des semaines, la direction, le corps enseignant, les élèves et les parents d’élèves ont été au-devant de la scène médiatique. «Les élèves ont été psychologiquement perturbés, choqués cela a eu des effets», raconte M. Ndiaye. Hadja Nafissatou Diop est élève en classe de première. Elle est candidate au Concours général dans les matières d’histoire et géographie, en français et en anglais. Elle salue l’initiative et promet de se battre pour satisfaire, dit-elle, le corps enseignant qui se donne beaucoup de peine pour leur inculquer du savoir. Elle reconnaît avoir été affectée par la situation de crise de l’école. Mais aujourd’hui, Nafissatou Diop se dit concentrée sur ce nouvel objectif. La gestion des écoles Yavuz Selim avait été retirée de l’association Baskent Egitim et confiée à la fondation turque Maarif. La direction de l’école avait protesté et porté l’affaire devant la Cour suprême et depuis ce dossier est pendant devant la justice.
ndieng@lequotidien.sn

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