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Le recueil poéti­que «Les monologues du silence» de Pape Moussa Sy a été présenté hier. Dans cette œuvre l’auteur décrit le cœur humain, valsant impuissamment entre péché et pureté, enfer et paradis.

«L’amour, la spiritualité, les passions  mondaines,» c’est en quelque sorte le résumé de l’ouvrage «Les monologues du silence» de Pape Moussa Sy. Un recueil poétique paru d’abord en juillet 2016 à Paris, avant d’être disponible 2 mois plus tard au Sénégal. C’est Joseph Corea étudiant à l’université de Stras­bourg qui a fait la première étude critique de l’œuvre, qu’il a titré, les monologues du silence : l’écriture d’une forme classique au fond châtier. «Les poèmes des monologues du silence ne sont pas juxtaposés l’un à côté de l’autre au hasard. Tout le recueil se présente comme une quête de sens. Mais les différents poèmes qui le composent ne font que retracer l’itinéraire du pèlerin. Les monologues du silence sont là pour construire sur la base de cette théorie de la double postulation», dira-t-il. L’œu­vre composée de 74 pages, paru aux éditions Harmattan Sénégal, offre un long voyage spirituel qui débute par les passions mondaines pour aboutir aux illuminations religieuses.
L’auteur y révèle le cœur humain, indique-t-on, valsant impuissamment entre péché et pureté, enfer et paradis. «Situé entre les deux «postulations simultanées» pour reprendre l’expression de Charles Bau­de­laire,  l’homme parvient toutefois à se libérer grâce à un sacrifice ultime : le don de soi dans la foi en Allah. C’est à sa quête que l’auteur va. Certain d’y parvenir difficilement, il explique cet itinéraire avec des vers d’une grande rigueur esthétique qui associe les rythmes et formes classiques à la créativité de l’écriture moderne», lit-on en page de couverture. Selon le professeur Amadou Ly «On sent Baudelaire tout au long du texte. Les schémas rappellent le plan des  ’’Fleurs du mal’’, sur les thèmes, la manière». «Il met son pas dans le pas de Charles Baudelaire sans l’imiter. Il s’inscrit dans la filiation de Baude­laire sans le reprendre, il est sur sa propre filiation, il n’a pas plagié», commente M. Ly qui ajoute  que l’auteur est influencé par «la littérature française, notamment Victor Hugo, Jean de la Fon­tai­ne, Stéphane Mallarmé, un peu de Birago.»
Mamadou Dramé qui fut un professeur de l’auteur, indique pour sa part que dans cette œuvre, on a un style à la fois classique et moderne. «Il fait un jeu sur les nuances des images et autres… On voit par-là, une personne très spirituelle, même s’il n’en a pas l’air», dixit M.Dramé.
Stagiaire

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