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Le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) a face à la presse hier présenté son programme. El Hadji Issa Sall, qui a dénommé son programme Pur 100, compte apporter des réponses aux questions des Sénégalais sur la bonne gouvernance, les institutions, la formation, la santé, entre autres.

Pur 100, c’est le nom que le candidat à l’élection présidentielle El Hadji Issa Sall a donné à son programme. Face à la presse, le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) a procédé hier à la présentation de son programme. Selon lui, le Pur 100 n’est pas un anti-programme mais «un programme original pour répondre aux 100 questions des Sénégalais» auxquelles on n’a pas encore trouvé de réponse avec les régimes qui se sont succédé. D’après le candidat à la Présidentielle, son programme est axé sur l’Homme. Il s’agit, d’après M. Sall, de capaciter l’homme, lui inculquer des valeurs civiques pour que par la suite, il soit un outil chargé de tisser, de construire, de forger, bref de développer le pays. Un développement dont il bénéficiera et qu’il utilisera à bon escient.
Le programme en question est défini autour de 6 axes, qui concernent le développement humain avec deux volets, la formation et la santé. D’après El Hadj Sall, concernant la formation, la tendance des séries littéraires va être inversée sans pour autant imposer de choix. «Nous proposons la suppression des séries au niveau du Baccalauréat. Il y aura un seul Bac, l’élève devra apprendre beaucoup mieux aussi bien les langues, les matières littéraires que les scientifiques. Ce qui fera que tout le monde aura le même niveau. Le mythe que les mathématiques sont difficiles va tomber», a-t-il expliqué. Pour­suivant ses propos, il a souligné qu’on ne va pas orienter les étudiants à l’université. Ce sera, dit-il, à l’étudiant de «choisir là où il va s’inscrire, c’est la transversalité de la connaissance». S’agissant de la santé, il estime qu’au Sénégal il y a des ressources humaines de qualité, il reste à relever le plateau technique et avoir des infrastructures sanitaires suffisantes.
La question des Institutions a été également abordée par le candidat du Pur. Pour le fondateur de l’Université du Sahel, de tous les pouvoirs, seul l’exécutif existe. D’après lui, il faudra mettre fin à cette «relation verticale» qui existe entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, où c’est le premier qui manipule les autres. «Nous voulons une relation horizontale afin que chaque pouvoir joue son rôle», a-t-il dit. De même, il estime que le président de la République ne doit pas présider le Conseil supérieur de la magistrature (Csm). Pour résumer, M. Sall a souligné qu’il compte appliquer les recommandations contenues dans la charte des Assises nationales de 2009.

«Se départir du F Cfa de façon progressive»
Se mettant déjà dans les habits d’un président de la République, El Hadj Sall soutient qu’il ne compte pas dépasser une vingtaine de ministres dans son gouvernement. Il propose même la suppression de ministres-conseillers. Il en est de même pour ce qui est des cumuls de postes et des hauts commis de l’Etat, qui ne feront pas de la politique. D’après lui, s’ils veulent s’engager, il leur faudrait démissionner un an avant. Le candidat du Pur compte également lutter contre la corruption.

«Le Pur n’est pas d’obédience religieuse»
Selon lui, ils vont compter sur l’éthique, la déontologie, la morale mais aussi sur des mécanismes. Il s’agit de faire en sorte que «la personne verbalisée ne sorte pas de sa poche pour payer l’agent». Le programme du Pur, c’est aussi le développement économique inclusif, la paix, la sécurité, le financement. Concernant ce dernier point, M. Sall soutient qu’il faut faire en sorte que les ressources nationales ne soient pas bradées. Il propose de voir l’état de la situation, parce qu’on ne peut pas négocier une exploitation sur une durée de 20 ou 30 ans.
Sur le débat du F Cfa, M. Sall estime qu’on ne peut pas se lever un jour pour dire qu’on va abandonner la zone. Pour lui, il faut s’en départir de façon progressive. Il propose de discuter avec les autres membres de l’Uemoa afin que le taux des réserves déposées en France soit réduit. Interpellé lors de cette rencontre sur le fait que son parti soit porté par un mouvement religieux, le candidat du Pur a souligné qu’au sein de cette organisation politique, ils respectent la Constitution. «Le Pur n’est pas un parti d’obédience religieuse, ni régionale, ni ethnique», s’est-il défendu. D’ailleurs, précise-t-il, concernant les alliés du Pur, «notre coalition c’est le Peuple sénégalais». De plus, souligne-t-il, des candidats recalés vont le soutenir.
Informaticien de formation, El Hadji Sall, qui indique avoir traité des élections de 1993 à 2012, estime que la fraude est possible. Il en veut pour preuve les déclarations du ministre de l’Intérieur qui disai,t selon lui, en 2017 qu’il y a des cartes qu’il ne peut pas distribuer ou tirer, également avec le parrainage où des candidats ont été «indument éliminés». S’interrogeant ainsi si ces actes ne sont pas de la fraude, M. Sall rappelle que le ministre de l’Inté­rieur, membre du parti au pouvoir, avait dit qu’il fera tout pour que les gens qui vont voter pour son candidat aient leurs cartes.

dkane@lequotidien.sn

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