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Le dernier ouvrage de l’économiste, Felwin Sarr, était avant-hier l’objet du «Rendez-vous mensuel» de la Fondation Senghor. Entre nostalgie et espoir, Afrotopia continue de séduire son monde.

Sous le regard de Hamidou Dia, de Abdoulaye Elimane Kane ou de Mamoussé Diagne, Felwin Sarr a présenté une nouvelle fois son ouvrage Afrotopia. Dans le cadre du «Rendez-vous mensuel» de la Fondation Senghor, l’économiste à l’Université Gas­ton Berger s’est frotté à l’apréciation de philosopes. Confron­tation judicieuse, puisque les 185 pages d’Afrotopia relèvent essen­tiellement de l’essai philosophique. Un essai «puissant», selon Hamidou Dia, l’auteur des Sanglots de l’espoir qui voit à travers ce livre une poursuite des idées de Frantz Fanon qui, dès l’aube des indépendances, préconisait la déconnexion pour éviter la duplication du modèle colonial. Il s’agit ici de «décoloniser les esprits pour penser nos réalités», dit-il. Pour cela, Felwin Sarr dans un premier temps amène à déconstruire les concepts tels que le développement et faire passer l’Afrique de l’«objet du discours au sujet du discours».
Felwin Sarr entonne le chant d’une «utopie constructive», l’utopie que Mamoussé Diagne caractérise par l’ambivalence entre «la nostalgie et l’espoir». Il assure que sa démarche intellectuelle suppose un «dialogue sans contrainte à la temporalité différée». Ce livre se veut un pladoyer pour la «modernité africaine», débarassée des «scories occidentales».

bdavid@lequotidien.sn

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