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Le nouveau président de la Commission de l’Union africaine (Ua) sera connu le 30 janvier lors du sommet des chefs d’Etat de cette organisation prévu à Addis-Abeba. Pour l’heure on assiste à la fin de la campagne pour succéder à la Sud-Africaine Dlamini Zuma. Candidat de la Cedeao, Abdoulaye Bathily a réservé sa dernière conférence de presse, avant cette échéance, à son pays le Sénégal. Une occasion pour lui d’afficher son optimisme, mais aussi de revenir sur son programme pour booster cette commission, s’il est élu.

On est dans la dernière ligne droite avant l’élection du président de la Commission de l’Union africaine (Ua). Le Pr Abdoulaye Bathily, candidat à ce poste, a réservé la fin de sa campagne au Sénégal. A une semaine de ces échéances, le candidat de la Cedeao se dit confiant. «Mon profil et mon expérience me donnent confiance que ma candidature sera retenue», a-t-il déclaré. Cette confiance, le Pr Bathily peut aussi la tenir du soutien que lui a témoigné son pays pour diriger la commission de l’Union africaine. Selon Abdoulaye Bathily, le Sénégal a envoyé des émissaires dans 42 pays du continent pour soutenir sa candidature.
Mettant en avant son profil, son parcours, et l’expérience engrangée dans les organisations internationales, Bathily se considère comme celui qui peut contribuer à apporter des solutions à la commission de l’Ua pour relever les défis auxquels le Continent est confronté. «J’es­ti­me qu’avec mon parcours et mon engagement personnel, je peux apporter une contribution à la solution des problèmes du Continent à partir de la présidence de la commission de l’Ua», a-t-il dit.
Face à la presse, le candidat à la présidence de la Commission de l’Ua est aussi revenu sur les défis sécuritaires, économiques ou encore le partenariat stratégique entre l’Afrique et le reste du monde qui présente des failles. Pour lui, il faut des réformes au sein de la commission de l’Ua afin qu’elle puisse aider le Continent à relever ces défis. Concernant la paix et la sécurité, M. Bathily soutient que «c’est une question capitale, autour de laquelle la commission doit mobiliser toutes ses forces».
Dans ses habits de panafricaniste et de militant pour l’unité africaine, Pr Bathily estime que «les territoires issus de la colonisation ne peuvent pas être des espaces capables d’assurer le progrès économique durable» du continent. Pour lui, la commission doit beaucoup réfléchir pour proposer aux chefs d’Etat et de gouvernement «des solutions audacieuses qui nous permettent de mettre fin au syndrome de Berlin». «Ma conviction est que quels que soient les projets de recherche d’emplois dans nos différents pays, ces transformations de l’économie africaine ne peuvent pas se faire à l’échelle d’un seul pays, d’un seul territoire, mais de manière concertée. La dimension de l’intégration économique est un chantier majeur sur lequel la commission doit travailler, l’unité politique est un prérequis», a-t-il fait savoir.
La question du fonctionnement et du financement de l’Ua est aussi l’un des axes majeurs du candidat Bathily dans cette campagne pour diriger cette commission. Partant du fait que «80% du budget de l’Ua sont financés à travers les programmes et les projets par ses partenaires spécifiques», il se pose la question de la possibilité du continent d’assurer son indépendance et son autonomie à partir de cette situation. D’après lui, la réponse est claire : la question de la réforme de l’Ua dans son fonctionnement et son financement «ne peut pas être éludée». Et pour cela, Pr Bathily est convaincu qu’il faut  une volonté politique affirmée». «Et le rôle de la commission est d’assurer le moteur dans l’émergence de cette volonté. Et pour ça, il faut une commission dynamique et crédible pour être à la mesure des exhortations de notre époque», a-t-il déclaré.
dkane@lequotidien.sn