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Seul candidat à sa succession, Dr Akinwumi A. Adesina a été réélu pour un second mandat de cinq ans à la présidence du Groupe de la Banque africaine de développement hier, par le Conseil des gouverneurs de la Banque. L’élection a eu lieu hier, au dernier jour des Assemblées annuelles 2020 du Groupe de la Bad, qui se sont tenues virtuellement pour la première fois dans l’histoire de la Banque.
Evoquant sa réélection, l’économiste de développement a déclaré : «L‘avenir nous invite à œuvrer pour une Afrique plus développée et pour un Groupe de la Banque africaine de développement beaucoup plus fort et plus résistant. Nous nous appuierons sur les solides bases du succès enregistré au cours des cinq dernières années, tout en renforçant davantage l’institution, pour une plus grande efficacité et un plus grand impact.»
Le premier mandat de M. Adesina était axé sur le nouveau programme «audacieux du Groupe, qui repose sur cinq priorités de développement connues sous l’appellation «High 5» : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ; nourrir l’Afrique ; industrialiser l’Afrique ; intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des populations africaines».
Ainsi note un communiqué de la Banque, «18 millions de personnes ont eu accès à l’électricité ; 141 millions de personnes ont bénéficié de technologies agricoles améliorées au titre de la sécurité alimentaire ; 15 millions de personnes ont eu accès à des financements provenant d’investissements privés ; 101 millions de personnes ont bénéficié de transports améliorés et 60 millions de personnes ont eu accès à l’eau et à l’assainissement» au cours du premier mandat d’Adesina.
Au cours des derniers mois précédant ces Assemblées annuelles 2020, la Bad a été secouée par l’affaire des lanceurs d’alertes. Un groupe de fonctionnaires de l’institution avaient en effet, accusé le président de la Banque de «comportement contraire à l’éthique, enrichissement personnel, obstacle à l’efficacité, favoritisme… » Des accusations que M. Adesina avait toujours réfutées en bloc et qu’il avait qualifiées d’allégations «fallacieuses et sans fondement».

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