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La Présidentielle de 2012 était déjà un filtre pour les candidatures. A part Macky Sall devenu Président sur les 12 autres qui avaient fait face à Wade, seuls Idrissa Seck et Amsatou Sow Sidibé ont déposé leurs dossiers. En attendant la publication de la liste définitive.

L’on ne peut pas dire, pour le moment, que le parrainage n’a pas permis un filtrage. Sur une centaine de personnes ayant retiré la fiche de collecte au ministère de l’Intérieur, moins d’une trentaine seulement ont pu déposer leurs dossiers. Et on ne peut dire à ce stade qu’ils ont réuni le nombre requis, au moins 0,8% de signatures. La question est combien seront autorisés par le Conseil constitutionnel à participer au scrutin. Il est clair que nombre de ces 27 candidats à la candidature n’ont pas trop souffert de la caution. Ils sont, selon les profils, entre ancien ministres ou Premiers ministres, homme d’affaires réputés milliardaires, députés ou avocats à trouver les 30 millions. Sans doute, d’autres ont dû emprunter. Ce ne serait pas une surprise puisqu’on se rappelle le cas Alioune Petit Mbaye qui a eu des démêlés judiciaires pour une dette contractée pour participer à la Présidentielle de 2007. Mais voilà qui prouve que les 65 millions n’auraient en rien stoppé les candidats «Crésus» ou pris comme tel qui, au final, se sont heurtés au filet du parrainage. En effet, beaucoup parmi ceux qui ont renoncé à leur candidature ont avancé la difficulté à se mettre dans la fourchette de 0,8 à 1% de parrainages. Et d’autres qui en ont devront faire face, au moment de la vérification, aux doublons et éventuellement du court délai de 48 heures pour les remplacer. C’est dire qu’il y aura encore moins que ceux qui ont déposé entre le 11 et le 26 décembre. Comme en 2012 d’ailleurs.

Seuls Idy et Amsatou Sow en course
Sur les starting-blocks de 2012, il y avait 17 candidats déclarés. Il est vrai qu’en ce moment-là il n’y avait de parrainage que pour les indépendants. Au nombre de trois, ils n’ont pas pu réunir chacun les «10 mille inscrits domiciliés dans six (6) régions à raison de cinq cent (500) au moins par région», comme le stipulait l’article L. 116 de la Loi n° 2012-01 du 3 janvier 2012 abrogeant et remplaçant la loi n° 92-16 du 7 février 1992 portant Code électoral. Les candidatures de Youssou Ndour, Kéba Keinde et Abdourahmane Sarr ont donc été invalidées par le Conseil constitutionnel. Les 5 «sages» d’alors avaient retenu 14 candidats au total. Macky Sall est devenu Président en battant Abdoulaye Wade.
Et justement, parmi les 12 candidats perdants au premier tour de 2012, il n’y en a que 2 qui sont revenus en 2019 pour faire face à Macky Sall. Il s’agit de Idrissa Seck qui n’a pas pu être le 4ème Président pour son score de moins 8% et de Amsatou Sow Sidibé (0,19%). Moustapha Niasse (13,20%) n’a pas tenté une quatrième candidature (2000, 2007 et 2012). Ousmane Tanor Dieng (11,30%) n’a pas risqué une troisième (2007, 2012). Les leaders de l’Afp et du Ps ont bien sûr choisi leur candidat : Macky Sall. Tout comme Cheikh Tidiane Gadio (0,98%) et Diouma Dieng Diakhaté (0,12%). Alors que Cheikh Bamba Dièye (1,93%) s’est ligué avec Khalifa Sall. Mor Dieng, Doudou Ndoye, Djibril Ngom, Ibrahima Fall, Oumar Khassimou Dia qui avaient tous rallié le candidat Macky Sall eu second tour ne sont plus visibles depuis. Certains sont partis à la retraite. D’autres qui voulaient être des héros sont groggy par leurs zéros. Et le 24 février, il y en aura encore qui connaîtront la désillusion. Comme quoi, la Présiden­tielle est aussi un autre filtre.

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