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La Mission d’observation électorale de l’Union européenne a lancé ses activités hier. La cheffe de la Mission, Elena Valenciano, a annoncé 28 observateurs du scrutin de la Présidentielle dans les 14 régions administratives qui seront renforcés une semaine avant le vote par 56 autres dits de courte durée.

La Mission d’observation électorale de l’Union européenne (Moe/Ue) qui est au Sénégal depuis plus d’une semaine a commencé véritablement sa mission hier. Face à la presse, elle a informé qu’elle a déployé 28 observateurs dans les 14 régions administratives. Lesquels vont travailler pendant plusieurs semaines sur le terrain. Ils vont rencontrer les acteurs politiques, observer la distribution des cartes d’électeur, les préparatifs, le déroulement du scrutin et la compilation des résultats. Ils seront, en outre, renforcés par 56 autres observateurs dits de «courte durée», mais aussi par les diplomates qui voudront les accompagner le jour des élections. «En tout, le 24 février, la Mission va compter avec une centaine d’observateurs sur le terrain, issus d’Etats membres ainsi que la Norvège, la Suisse, et le Canada», annonce Elena Valenciano, cheffe de la Mission. Qui a par ailleurs jugé le système de parrainage «absolument valable». Avant de relativiser : «C’est au niveau de la mise en application, puisque c’est la première fois qu’on applique ce système, qu’il a dû y avoir quelques problèmes. Mais on vérifiera tout cela pendant notre travail ces prochaines semaines.»
Concernant les cas Karim Wade et Khalifa Sall recalés par le Conseil constitutionnel, la Mission se veut neutre. «Nous ne nous immisçons pas dans le processus judiciaire dans les pays où nous travaillons. Nous pouvons constater qu’il y a des processus qui, bien-sûr, génèrent des problèmes dans le pays au moment des élections, mais dans le fond du processus judiciaire légal, il est évident que nous n’avons rien à dire. Le Sénégal est un pays indépendant et autonome», précise Mme Valenciano.
L’élection présidentielle est organisée par le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, membre du parti au pouvoir, ce qui pose un problème de neutralité pour l’opposition. La Moe/Ue souligne que «c’est le cas dans beaucoup de pays du monde, et ça ne veut pas dire que la neutralité n’est pas assurée». Toutefois, la cheffe de la Mission et son équipe vont observer «de près tout le fonctionnement du processus et si la neutralité a été respectée ou pas».
Mme Valenciano s’est également prononcée sur les violences préélectorales notées ces derniers jours. Elle invite tous les acteurs politiques à faire un effort pour qu’en effet le processus soit paisible. «D’abord, il y a un message général qui est de communiquer, et nous allons soulever le sujet avec nos interlocuteurs. Nous essayerons de faire de notre mieux pour que ce message de non-violence, de tranquillité soit passé aux interlocuteurs et aux citoyens», promet-elle.
mfkebe@lequotidien.sn

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