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La Synergie citoyenne pour des élections apaisées et crédibles au Sénégal juge «très contestable» le rejet des candidatures de Khalifa Sall, de Karim Wade et de Malick Gakou. Ces organisations de la Société civile chargent le régime de Macky Sall et prédisent un climat politique proche du chaos si le statu quo perdure.

Face à des acteurs politiques en désaccord sur tout, la météo politique annonce un climat bourré d’incertitudes à moins de 40 jours de l’élection présidentielle. Inquiète, la Société civile a mis sur pied la Synergie citoyenne pour des élections apaisées et crédibles au Sénégal car, estime-t-elle, la démocratie sénégalaise est confrontée à «énormément d’écueils du fait d’un jeu des acteurs très controversé». Dans ce combat entre deux camps qui se regardent en chiens de faïence, c’est la gestion du régime de Macky Sall qui est plus décriée par la Société civile. (Le capital politique, acquis grâce à certains sursauts et luttes démocratiques, ne cesse de s’effriter du fait d’un mauvais jeu des acteurs et de manifestations flagrantes d’une gestion des affaires publiques jurant d’avec certains principes de gouvernance démocratique, gages de stabilité et de cohésion sociale», a dénoncé la Société civile dans un document rendu public hier.
La Société civile juge «très contestable» le rejet des candidatures de Khalifa Sall, de Karim Wade et de Malick Gakou par le Conseil constitutionnel. De plus, déplore la note, la loi sur le parrainage a montré dans sa «mise en œuvre toutes ses difficultés d’application et de vérification qui ont entrainé l’exclusion dans des conditions opaques de plusieurs candidats à la candidature à l’élection présidentielle». Finalement, le constat de ces organisations est que «tous les germes d’une crise pré-électorale et postélectorale ont fini de se mettre en place». Une situation qui, selon ce collectif d’organisations de la Société civile, découle de «l’absence de consensus sur la plupart des dispositions dont la finalité est en principe la réalisation d’un processus électoral apaisé et crédible».

«Apaiser le contexte pré-électoral»
En outre, la Société civile regrette également le refus du ministère de l’Intérieur de délivrer le fichier électoral aux candidats à la candidature de la Présidentielle du 24 février. Aussi, elle dénonce la posture de Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Intérieur, qui «a affiché de manière ostentatoire son affiliation à un parti politique au mépris de tous les principes de la gestion d’un processus électoral selon les normes et standards internationaux». La Synergie citoyenne pour des élections apaisées et crédibles au Sénégal rappelle que «la charge de l’action publique et ses conséquences incombent aux tenants du pouvoir». Elle conclut : «La Société civile interpelle fortement l’Etat afin qu’il mette en œuvre toutes les actions permettant d’apaiser le contexte pré-électoral actuel, ceci dans le but de réunir les conditions d’une élection présidentielle transparente. La Société civile attend également de l’Etat qu’il donne tous les gages nécessaires permettant de rassurer les acteurs impliqués dans la compétition politique.»
bgdiop@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. J’ai tjrs dit que ces fumiers de la société civile sont les principaux responsables du désordre qui règne au Sénégal .
    Qui fait des menaces ? Qui veut mettre ce pays en feu et en sang ? Qui appelle à l’insurrection ? : L’opposition haineuse et aigrie ! Au lieu de s’attaquer directement aux fouteurs de merde…la société civile a le toupet de donner des leçons de moral aux autorités sénégalaises .
    Quel courage pour ces soi-disant « société civile « …que je préfère surnommer  » A.D.C « ( Association d’hommes corrompus ).
    Osez -vous vous attaquez directement aux fouteurs de merde…au lieu de faire semblant d’être des  » facilateurs de paix  » !
    Vous n’êtes que des lâches !

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