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Fin du suspense au Nigeria, et début de la vraie campagne : les primaires des partis se sont achevées hier dimanche sur l’élection du principal candidat d’opposition en vue de la Prési­dentielle de février 2019. C’est l’ancien vice-président Atiku Abubakar qui affrontera l’actuel Président sous la bannière du Parti démocratique populaire.
Avec plus de 40%, Atiku Abubakar (1 532 voix) a devancé de loin les douze autres prétendants au titre, dont l’actuel président du Sénat, Bukola Saraki (317 voix), son plus sérieux concurrent.
Pour le porte-parole du candidat de l’opposition, c’est son expérience en tant que vice-président de 1999 à 2007 qui a fait pencher la balance. «Au final, il a réussi à l’emporter du fait de son expérience. Quand on regarde le pedigree des candidats, Atiku Abubakar arrive en tête du fait qu’il a été vice-président du pays. De ce fait là il apparaît comme le candidat le plus préparé, avec une bonne connaissance de la situation politique nigériane et avec un programme : il a parlé de créer des emplois et d’unifier le pays, car si il n’y a pas d’unité, la croissance sera difficile à atteindre», a déclaré à Rfi Steve Oliyide, son porte-parole.
«Sa victoire s’explique par le fait qu’il a travaillé dur pour faire campagne et aller vers les électeurs du pays. Par le fait aussi qu’il a réussi à fédérer ce désir de changement de la population nigériane et notamment des membres du Parti démocratique du peuple au niveau fédéral pour qu’il y ait un changement de gouvernant en 2019. Le choix de Abubakar Atiku envoie donc un signal clair sur qui peut gagner face au gouvernement actuel», a souligné Steve Oliyide.
A 71 ans, Atiku Abubakar est un récidiviste : il en est déjà à sa quatrième tentative d’accéder à la fonction suprême, son premier essai remontant à 1992.
Il est originaire de l’Etat d’Adamaw, dans le nord-est. Une assise régionale qui pourrait lui permettre de rafler des voix sur les terres qui avaient voté pour le Président Buhari en 2015. Vétéran politique, il a aussi fait face à des soupçons de corruption lorsqu’il était vice-président sous Obasanjo, il n’a toutefois encore jamais eu affaire à la justice.
rfi.fr

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