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Les employés du Groupe futurs médias (Gfm) sont très remontés contre leur employeur. En cause, la décision de ce dernier de ne pas payer de 13e mois depuis deux ans. Prétextant les conséquences du Covid-19, Monsieur Birane Ndour a informé vouloir se servir de cet argent pour acheter des voitures de service.

L’atmosphère n’est plus au beau fixe entre les employés du Groupe futurs médias et leur employeur. En cause, la décision prise par ce dernier de ne pas payer le 13e mois aux employés depuis deux ans. A la place, la direction a informé vouloir «se servir de cette somme pour acheter des voitures de service». Une posture que la section syndicale de la maison entend dénoncer. En Assemblée générale du personnel hier, la section Synpics de Gfm, en présence du secrétaire général du Synpics Bamba Kassé et de membres du Bureau exécutif national, a refusé de concéder un droit acquis. «A l’unanimité», les employés ont décidé «d’aller vers un plan d’actions dont le premier point sera la saisine de l’Inspection du travail et le port de brassard rouge», informe le compte rendu de la rencontre. «Devant le refus du syndicat de concéder ce droit acquis, la direction a envoyé une lettre au ton menaçant et péremptoire pour informer les travailleurs que non seulement elle n’allait pas payer ce qu’elle appelle une prime, mais qu’elle allait se servir de cette somme pour acheter des voitures de service. Elle a aussi informé de sa décision de procéder à un plan social. Elle a invoqué le prétexte de la crise sanitaire et de ses conséquences économiques pour faire passer toutes ces mesures contre le droit», indique le compte rendu de cette rencontre. Les travailleurs qui dénoncent cette posture de leur employeur ont aussi fait remarquer que «l’un des treizièmes mois dus fait partie de l’exercice 2019 et donc antérieur au Covid-19» et qu’en outre, «le treizième mois, contrairement aux dires de la direction générale, est un droit acquis et la direction ne saurait se servir de l’argent de ses employés pour s’offrir des voitures de service et ce, contre leur accord». La section Synpics de Gfm qui dit rester ouverte à toute médiation, pouvant aller dans le sens d’une résolution concertée du différend, se réserve tout de même le droit d’utiliser tout autre moyen utile pour faire respecter les droits des travailleurs, indique le communiqué. De nombreuses tentatives pour joindre les dirigeants de Gfm n’ont pas abouties.

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