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C’est le moment pour le Président Macky Sall de remercier la presse pour son travail contre le Covid-19 en signant les décrets d’application du nouveau Code de la presse, de l’avis du vice-président de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs), Migui Marém Ndiaye. Hier, un atelier de mise à niveau sur le code a réuni les journalistes de Dakar et de Thiès.

Depuis 2017, la presse sénégalaise attend les décrets d’application du nouveau Code de la presse. Les choses traînent toujours du côté du président de la République, Macky Sall, qui doit y apposer sa signature. En attendant, la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs) s’engage dans la formation de ses membres pour les aider à s’imprégner davantage de ce code. Au total, ce sont 300 journalistes qui sont concernés. Hier, un atelier de formation a réuni les professionnels de l’information de Dakar et de Thiès au siège de la Fondation Friedrich-Ebert, sis à Fann résidence.
Après eux, ça sera au tour des confrères des zones centre, sud, et nord. Pour le vice-président de la Cjrs, par ailleurs responsable de la formation, Migui Maram Ndiaye, la Convention, à travers cet atelier de mise à niveau, est revenue à sa mission première, qui est la formation. Il a déploré «la lenteur parce que le Code de la presse a été voté en 2017». «Depuis 3 ans, ce code dort dans les tiroirs du président de la République, donc le code attend la signature des décrets d’application. Nous pensons que c’est anormal et nous interpellons directement le président de la République et le ministre de la Culture et de la communication.» Et de renchérir : «Si vous avez fait le constat, la loi sur le viol en deux semaines, elle a été votée à l’Assemblée nationale et le président de la République a signé le décret d’application, nous savons que c’est une loi très importante parce que le viol, c’est un délit et nous le condamnons mais le code également est un outil de travail qui est très important pour les acteurs de la presse, parce que le code va nous permettre d’assainir ce milieu. Nous pensons qu’il y a un manque de volonté manifeste de la part des autorités étatiques.»
D’ailleurs, selon lui, c’est le moment pour le chef de l’Etat de féliciter la presse pour le travail abattu dans la sensibilisation, dans la lutte contre le Covid-19 en signant les décrets d’application du Code de la presse. La Commission de la carte nationale de presse n’attend que l’arrêté du ministre, Abdoulaye Diop, pour commencer à recevoir les dossiers pour la délivrance, dira son président, Daouda Mine. Ce dernier a aussi rappelé les nouveautés qui existent dans le Code de la presse. Il s’agit de l’introduction de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication qui va remplacer le Conseil national de régulation de l’audiovisuel, (Cnra), dirigé actuellement par le journaliste, Babacar Diagne, ancien Directeur général de la Rts. Il a également reparlé des critères d’éligibilité pour la carte : être sortant d’une école de formation en journalisme reconnue par l’Etat, ou titulaire d’une licence avec 2 ans d’existence dans le métier, et pour l’autre catégorie, il faut avoir 10 ans d’expérience avant de passer devant la commission de validation des acquis de l’expérience.

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