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Entre l’affaire Hamdallah et les deux défaites concédées en amical contre la Gam­bie et la Zambie, l’ambiance qui règne autour de la Tanière des Lions de l’Atlas est sujette à interrogations.

Deux défaites et une affaire, voilà ce que l’opinion va retenir de la préparation des Lions de l’Atlas. Le groupe de Hervé Renard va quitter le Maroc demain pour l’Egypte, et l’atmosphère qui entoure cette période qui précède la Coupe d’Afrique des Nations est marquée par des épisodes négatifs, rapporte la presse locale.
Tout a commencé mercredi dernier avec la défaite face à la Gambie. L’épisode du «penaltygate» entre Fajr et Hamdallah a conduit le dernier à quitter la sélection jeudi. Le buteur d’Al Nassr s’est éclipsé, obligeant la Fédération royale marocaine de football à se débrouiller pour trouver un stratagème afin de pallier son forfait.
La polémique autour du cas Hamdallah, l’attaquant le plus prolifique avec 34 buts en 26 matchs de championnat saoudien cette saison, n’a fait qu’empirer depuis le départ du natif de Safi. Et pas seulement sur les réseaux sociaux. Hier à Marrakech le public a clairement pris le parti de Hamdallah, en froid avec une partie de ses coéquipiers. Des supporters ont chanté en son honneur au début du match, tout en prenant soin de huer le nom de Fayçal Fajr lorsque le speaker a annoncé la composition des équipes. Puis le joueur de Caen a été hué lors de chaque prise de balle à son entrée en deuxième mi-temps.
La vilaine défaite contre la Zambie (2-3) n’a évidemment rien arrangé. Sifflés par les Marrakchis, les Lions de l’Atlas sont rentrés têtes basses aux vestiaires. Sans doute ulcéré par la suite des événements, Hervé Renard ne s’est même pas présenté en conférence de presse d’après-match, laissant à son adjoint Patrice Beaumelle le soin de débriefer la rencontre face aux médias.
Preuve que le malaise est bien réel, aucun joueur ne s’est plié aux traditionnelles interviews dans les couloirs du stade. Sur place, seul Hakim Ziyech a traversé la zone mixte sans décrocher le moindre mot. Ses coéquipiers ont préféré s’éclipser par une autre sortie.
C’est donc dans ce climat que les Lions de l’Atlas vont partir disputer la 32e Can de l’histoire. Les remous de l’affaire Hamdallah, la défiance d’une partie du public, et le départ programmé de Renard après la Can, risquent de peser lourd en Egypte.

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