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Fin de cavale pour Saliou Boye, meurtrier présumé de Mariama Sagna, membre du parti politique Pastef. Activement recherché par les pandores, il a été finalement arrêté hier à Tambacounda, portant à deux le nombre de suspects. Seulement, la gendarmerie n’a pas voulu s’exprimer sur ce dossier devant la presse.

Saliou Boye, considéré jusqu’ici comme le meurtrier présumé de la responsable du parti Pastef à Keur Massar, a été stoppé net hier dans sa fuite par la brigade de recherches de la gendarmerie de Tambacounda. Les pandores de la capitale de l’Est du pays mettent ainsi fin à la cavale du bourreau supposé de Mme Mariama Sagna, qui avait sollicité les services de Saliou Boye ainsi que ceux de son collègue charretier, Ousseynou Diop, pour les besoins du transport du matériel destiné à l’organisation du meeting de la formation politique de Ousmane Sonko, le samedi 6 octobre dernier à Keur Massar. Diop a été arrêté en même temps que Fatou Bintou Thiam, mère de Saliou Boye, et le nommé Khadim Guèye. Saliou Boye porte ainsi le nombre de suspects dans cette affaire de meurtre à deux alors que les complices supposés sont aussi du même nombre.
Le mardi 9 octobre, le procureur près le Tribunal de Grande Instance Pikine, Amadou Seydi, informait que l’enquête avait aussi établi que le second suspect, Saliou Boye, pour ne pas le nommer, était toujours en fuite et serait repéré aux dernières nouvelles à Kaolack. Les unités de la gendarmerie de la région sont en alerte et devraient procéder incessamment à son arrestation, faisait savoir le procureur Amadou Seydi.
Seulement, en l’état actuel des choses, les éléments de la brigade de recherches de la gendarmerie de Tambacounda n’ont pas voulu communiquer sur les détails liés à l’interpellation de Saliou Boye, meurtrier présumé de Mariama Sagna, membre du parti politique Pastef.
Confirmant l’information selon laquelle cette affaire demeure «un viol suivi de meurtre», le procureur de la Répu­blique près le Tribunal de grande instance Pikine, Amadou Seydi, soutenait devant la presse que la dame Mariama Sagna avait déplacé, le samedi 6 octobre 2018, un certain nombre de meubles pour les besoins du meeting du président du Pastef, Ousmane Sonko. Mme Sagna engagera, à la fin de la manifestation, deux charretiers pour le transport des bagages. Et elle les devancera après avoir indiqué son domicile à ces derniers.
Des explications de Ousseynou Diop, un des charretiers mis en cause dans le meurtre de la responsable de Pastef, il ressort, d’après le chef du Parquet de Pikine, qu’il n’y avait l’ombre d’une personne, à leur arrivée au domicile de Mme Sagna. En avançant, ils trouvent cette dernière, qui était couverte à moitié, en train de sortir de sa salle de bain. Une vue de cette nudité a probablement réveillé leurs instincts de prédateur, poussant ainsi les deux charretiers à se jeter sur Mariama Sagna pour la violer à tour de rôle.
Seulement, Ousseynou Diop fera savoir aux enquêteurs de la gendarmerie qu’il s’était borné à maîtriser la dame par les jambes, renseignant du coup que c’est Saliou Boye qui a étranglé la responsable de Pastef jusqu’à ce que la mort de cette dernière s’en suive. Le téléviseur et le téléphone portable de la victime seront emportés par les malfrats, après leur forfait.
Pour le mobile du crime, le procureur Amadou Seydi écartera la piste politique. «Il y a lieu de préciser que cette affaire ne revêt aucune connotation politique et il ressort du Certificat de genre de mort, établi le 9 octobre 2018 au nom de Mariama Sagna, qu’elle est décédée à la suite d’une asphyxie mécanique par strangulation et la présence de signes d’agression sexuelle est notée», soulignait le maître des poursuites.
mdiatta@lequotidien.sn

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