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Une vue aérienne du quartier des Almadies.

Le Covid-19 est-il parti pour être une maladie qui affecte plus les couches aisées de la capitale ? Le commun des mortels aurait certainement pensé que la majorité des patients de Dakar serait recrutée dans les quartiers connus pour être populeux ou gagnés par la pauvreté. En faisant la cartographie de la maladie, on se rend compte du contraire.

Le coronavirus gagne du terrain dans le pays. Mais à examiner de près les nombreux cas enregistrés, beaucoup ne s’imaginaient pas que le Covid-19 a touché, pour l’essentiel dans la capitale, les zones ou quartiers abritant les couches les plus aisées. En s’essayant à faire une cartographie de la maladie, l’on se rend compte qu’en réalité les quartiers ou lieux de la capitale susceptibles de compter dans les rangs de leurs populations des gens censés être nombreux à porter le virus ne sont pas encore gagnés par le coronavirus.
Au constat, il se trouve que les nombreux cas rendus publics jusqu’ici et concernant la ville ou le département de Dakar sont à recenser pour la plupart dans des quartiers huppés ou réputés comme tels. Il en est ainsi pour le premier cas qui provenait de la commune de Ngor. Les quartiers des Almadies, de Mermoz ou encore de Fann n’échappent pas au marqueur des observateurs de l’évolution du coronavirus dans la capitale.
Les habitants de ces quartiers sont souvent réputés comme étant des gens qui voyagent très fréquemment, des habitués des aéroports qui sont en contact avec l’étranger. La qualité de la plupart des cas importés qui sont en contact avec l’étranger confirme cet état de fait. Il en est ainsi de celle du patient zéro ou encore de l’employée des Nations unies qui avait été internée au Service des maladies infectieuses et tropicales du Centre hospitalier national de Fann.
Autrement dit, contrairement à ce que l’on aurait aimé faire remarquer dans l’imagerie populaire, nos concitoyens qui sont habitués à emprunter les transports en commun comme les fameux cars «Ndiaga Ndiaye» pour leur mobilité n’ont pas jusqu’ici été atteints en masse, encore moins en nombre assez inquiétant par le Covid-19.
En outre, il est évident de constater que pour la capitale, l’essentiel des cas ne concernent que des gens d’une certaine catégorie sociale, issus des quartiers chics et qui seraient en mesure de se prendre en charge, surtout en cas d’urgence comme c’est le cas ces temps-ci avec le Covid19.

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