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«Qui veut construire durablement construit avec les enfants et les jeunes», dit-on. Consciente de cette assertion, l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (Ucao), en partenariat avec l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), a tenu hier au Centre culturel Daniel Brottier un panel sur le thème Rôle de l’Université dans la prévention et la lutte contre la corruption». Mais pourquoi l’Ucao pour aborder ce thème ? «Ce sont des esprits en formation généralement très jeunes et il faudrait qu’à travers des actions de formation l’on puisse leur inculquer des valeurs», a expliqué Pr Gorgui Kébé, psychologue et panéliste.
D’après Sidy Seck, chef du département Prévention à l’Ofnac, la corruption, aussi vieille que le monde et qui n’épargne aucun secteur d’activités, affecte aussi les universités ; d’où l’intérêt pour l’Ofnac de collaborer avec l’Ucao pour sensibiliser et lutter contre la corruption et la fraude sur toutes ses formes.
Le Pr Gorgui Kébé indiquera que la corruption a cinq portes d’accès dans les universités, aussi bien publiques que privées. Il s’agit du financement des structures de formation universitaires. «Parce qu’il y a des fonds qui sont captés pour le financement dans le cadre du fonctionnement», a expliqué l’universitaire. Il y a aussi les marchés publics «qui constituent une porte d’entrée pour de la corruption en milieu universitaire, notamment les travaux de rénovation, de construction, d’équipements».
Le troisième secteur est le recrutement qui parfois «n’est pas fait sur la base de l’orthodoxie, mais plutôt du clientélisme». S’y ajoute l’accréditation qui est un système de régulation pour que les universités puissent être en phase avec un certain nombre de principes pour pouvoir asseoir la qualité au sein des établissements d’enseignement supérieur.

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