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Face à l’intensification de la transmission communautaire au Sénégal, le Service national de l’hygiène renforce sa stratégie d’intervention pour lutter contre le Covid-19. Il s’agit, selon le médecin-colonel Moussa Dieng Sarr, «d’étendre les zones de traitement au niveau de la voie publique et dans certains milieux de grands rassemblements de personnes tels que les gares routières et les marchés». A en croire le chef du Service national de l’hygiène qui lançait officiellement mercredi les opérations de pompage à Thiès, «ce sont des endroits où les gens se retrouvent et il se pourrait que le virus y circule». Aussi, relève-t-il, «des objets qui circulent dans les rues peuvent constituer des supports pour maintenir le virus» ; d’où, selon lui, le lancement de cette opération de désinfection de grande envergure pour barrer la route à la transmission communautaire «qu’on a commencé à enregistrer depuis quelque temps». A ce titre, indique-t-il, «nous avons opté de faire des traitements de désinfection spatiale. Nous avons déjà couvert la région de Dakar et actuellement nous ciblons la région de Thiès parce qu’on avait enregistré un certain nombre de cas ici à Thiès, mais aussi dans le département de Mbour». Le chef du Service national de l’hygiène signale que même si Thiès «commence à avoir un peu de répit, il fallait vraiment mener ces activités». Lesquelles «ne doivent pas pousser les populations à dormir sur leurs lauriers en disant que le Service national de l’hygiène est en train de faire des traitements dans la voie publique, donc ça va suffire pour faire la lutte. Nous les appelons à continuer à respecter les consignes édictées par les services sanitaires».
Par ailleurs, médecin-colonel Moussa Dieng Sarr rappelle que depuis que la maladie a été déclarée au Sénégal, des activités de sensibilisation ont été menées. Mais pour l’heure, dit-il, «nous sommes passés de la phase de sensibilisation à celle d’opérations techniques ci­blées». Il s’agit surtout dans des «hôpitaux qui hébergent les centres de traitement des malades au coronavirus et des maisons d’où nous provenaient les cas positifs. Donc systématiquement, lorsqu’un cas a été confirmé, immédiatement les équipes étaient acheminées au niveau des domiciles pour assurer la décontamination des locaux. Au niveau des hôpitaux aussi dans les centres de traitement, des opérations de désinfection se faisaient plusieurs fois par jour». Cela, dit-il, «pour protéger le personnel soignant, mais aussi tout le personnel de soutien qui se trouve au niveau de l’hôpital parce que c’est la meilleure façon de rompre la chaîne de transmission».

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