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Le Comité permanent Inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) attire l’attention sur «la nécessité d’accorder une attention particulière aux risques d’inondation notamment dans les parties supérieure, moyenne et inférieure du bassin du Sénégal». Dans un document portant sur les prévisions pluviométriques dans la zone soudano-sahélienne, cette organisation explique que cette situation pourrait découler «des dates de fin de saison moyennes à légèrement tardives» dans beaucoup de pays de cette zone.

Le Comité permanent Inter-Etats de lutte contre la sècheresse dans le Sahel (Cilss) informe dans son dernier bulletin qu’il a été «prévu que la fin de la saison des pluies 2017 serait tardive à normale sur presque toutes les localités du Centre et de l’Est du Sahel (l’Ouest du Burkina Faso, la bande agricole du Niger et le Centre-sud du Tchad) et sur le Nord du Benin et du Nigeria». Parlant de la zone «extrême Ouest de la bande soudano-sahélienne couvrant le Sud de la Mauritanie, l’Ouest du Mali, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau et le Nord de la Guinée», cette organisation renseigne qu’il «reste très probable d’observer des dates de fin de saison moyennes à légèrement tardives». «En effet, dans beaucoup de localités de cette dernière zone, la fin de la saison pourrait atteindre le mois d’octobre», a-t-on fait savoir dans le document. Partant de ces prévisions, les auteurs de ce document préviennent que «les cumuls pluviométriques et les écoulements des grands bassins pluviaux» tendent «toujours vers une situation excédentaire dans la bande soudano-sahélienne». Face à cette éventualité, ces experts réitèrent «la nécessité d’accorder une attention particulière aux risques d’inondation notamment dans les parties supérieure, moyenne et inférieure du bassin du Sénégal, la partie moyenne du bassin du fleuve Niger (…) ». Dans le document, on souligne qu’il faut «assurer un suivi rapproché des seuils d’alerte pour renforcer la gestion anticipative des inondations dans les zones à fort risque identifiées». Conscients des conséquences qui peuvent dé­couler de ces intempéries, les rédacteurs de ce document soulignent que «des seuils d’alerte existent pour la majeure partie de ces zones, mais ils méritent d’être actualisés». Ainsi, il est recommandé de «veiller à éviter aux animaux les risques de noyade, prévenir les épizooties à germes préférant de bonnes conditions humides». En outre, il est aussi demandé aux Etats de prendre des mesures idoines pour prévenir les risques de maladies comme le choléra, la malaria, la dengue, les diarrhées et la fièvre de la vallée du Rift pour les animaux dans les zones où une saison des pluies plus humide est attendue. On souligne également qu’il faut «renforcer la collaboration entre les services hydrologiques et météorologiques pour la mise en place des systèmes intégrés de suivi et d’alerte précoce du risque d’inondation». Dans la même veine, il est recommandé de «poursuivre et renforcer les échanges entre les agences en charge du suivi des inondations et celles de la réduction des risques des catastrophes ainsi que des agences d’aide humanitaire».
dkane@lequotidien.sn

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