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Depuis sa nomination en qualité de ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Amadou Hott organise des prises de contact avec tous les acteurs et partenaires relevant de son département. Dans l’après-midi d’hier, il a rencontré le secteur privé pour partager avec ses acteurs «du contexte de création du ministère de l’Economie, du plan et de la coopération, des orientations majeures de ce ministère pour le secteur privé, mais également recueillir ses attentes, afin de pouvoir définir des modalités de collaboration pour atteindre les objectifs visés». «Nos actions futures iront vers l’orientation de l’unité du secteur privé fort. Un secteur qui pourra ficeler avec le gouvernement des projets de Partenariat public-privé (Ppp). En effet, l’Etat a pris l’option d’exécuter beaucoup plus de projets en mode Ppp et privé, afin de pérenniser la croissance estimée à 6,6%», explique l’ancien patron du Fonsis. Pour ce faire, recommande-t-il, «il faut que le secteur privé national et international fasse beaucoup plus que ce qui a été fait jusqu’ici».
Le nouveau ministre de l’Economie évoque également un changement de paradigme. «Il ne s’agit plus de s’endetter et de faire travailler les fournisseurs de service. L’Etat veut intervenir le moins possible, donner le moins de garanties, mais structurer pour que les projets puissent se faire en mode Ppp qui vont bénéficier au secteur privé». Car, soutient-il, le secteur privé à un rôle extrêmement important, un rôle moteur dans la création d’emplois.
M. Hott de rassurer quant à l’environnement des affaires. A l’en croire, «celui-ci s’est beaucoup amélioré avec le Preae et l’Apix qui a fait un excellent travail en ce sens». Dans le cadre du Doing business, estime le ministre, «les efforts qui permettront de gagner davantage de points doivent être ciblés pour une destination plus attractive. Par ailleurs, l’environnement des affaires inclut l’accès au financement, faire en sorte que les entrepreneurs sénégalais puissent accéder aux financements. Pour cela, il faut mutualiser les efforts et synchroniser les actions de tout le dispositif d’appui au secteur privé, mais également permettre aux banques commerciales de prêter davantage au secteur privé, notamment les grandes, petites entreprises et porteurs de projets».
Baïdy Agne, au nom du secteur privé, est catégorique. «Il n’y a pas de pays au monde qui est émergent sans son privé national», soutient le président du Conseil national du patronat (Cnp). Et pour rendre le privé national fort et plus compétitif, le président de l’organisation patronale invite les gouvernants à «afficher de façon claire une volonté politique». Il affirme tout de même : «Nous avons notre responsabilité de nous développer, développer les jonctions nécessaires, d’augmenter nos capacités pour pouvoir peser davantage.»
A terme, «nous allons lui (le ministre) remettre un mémorandum dans lequel il trouvera toutes les propositions du secteur privé», informe le président du Cnp.
Stagiaire 

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