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L’Association allemande de lutte contre la lèpre (Dahw) a investi un milliard de francs Cfa dans la prise en charge de 3 000 personnes vivant avec un handicap lié aux Maladies tropicales négligées (Mtn) telles que la lèpre, a indiqué hier Mouhamed Cissé, directeur de Dahw Sénégal.

Les personnes affectées par la lèpre ou d’autres handicaps des communes de Ndiaffat, Kébé­mer, Sokone, Baback et Gandon ne galèrent plus. En effet, elles ont bénéficié d’un projet d’une enveloppe d’un milliard de francs Cfa pour la promotion de leurs Droits, la participation et l’accès aux services de santé (Dpass). A l’initiative de l’Association allemande de lutte contre la lèpre (Dahw), en partenariat avec le ministère de la Santé et de l’action sociale, le projet, selon le premier adjoint au maire de Gandon, à Saint-Louis, Kha­lilou Ba, est très «pertinent», en ce sens qu’il «a apporté une nouvelle touche à la lutte contre la lèpre et les autres Maladies tropicales négligées (Mtn)». L’élu local estime que ledit projet, de manière générale, a permis «d’identifier, de recenser et d’encadrer toutes les personnes handicapées au niveau de notre commune. Elles ont bénéficié aujourd’hui des acquis qu’elles n’avaient pas auparavant». Des acquis tels que la mise en place d’une base de données pour toutes les communes. Laquelle devrait permettre aux communes et aux services impliqués d’être opérationnels dans la planification des actions de développement inclusif en direction de ces groupes vulnérables et plus particulièrement les personnes qui sont affectées par la lèpre et par un handicap, estime Mou­hamed Cissé, directeur de Dahw Sénégal. Aussi, il relève qu’un dispositif de gouvernance du projet a été mis en place en rapport avec des acteurs de terrain et les communes. «Il existe actuellement, dans chaque commune pilote, un comité communal de gestion de la réadaptation à base communautaire. Il y a aussi des instruments communautaires mis en place pour répondre à la demande des personnes handicapées et ainsi apporter des solutions locales par rapport à la problématique. Au niveau de l’Administration également, les autorités ont mis en place des comités de suivi pour faciliter la procédure d’inclusion des personnes handicapées», entre autres acquis dans le domaine de la santé, avec notamment l’intégration de certains problèmes négligés comme les pieds-bots, la qualité de l’appareillage dans le dispositif de santé et l’aspect de la menstruation. S’agissant de la prise en charge éducative des bénéficiaires, M. Cissé estime que «beaucoup d’initiatives assez intéressantes ont été mises en œuvre, surtout dans le domaine de la catégorie des sourds-muets qui sont souvent oubliés du point de vue de la communication avec des classes d’alphabétisation fonctionnelles».
Un projet salué par Mamadou Lamine Faty, directeur de la Promotion et de la protection des personnes handicapées au ministère de la Santé et de l’action sociale, qui estime que «la stratégie de réadaptation à base communautaire promeut un développement inclusif». Il pense que «cette expertise est en cohérence avec les programmes de l’Etat qui a adopté une loi d’orientation sociale relative à la promotion et à la protection des personnes handicapées». M. Faty d’annoncer que le projet sera élargi aux 557 communes que compte le Sénégal.
Une idée bien accueillie par Sidy Fall de la commune de Kébémer, représentant les bénéficiaires et qui demande que «ce projet hautement important puisse pénétrer toutes les communes du Sénégal au grand bénéfice des personnes handicapées».

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