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La Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal (Lips) invite les politiques à impliquer les chefs religieux dans leur prise de décisions. En attendant, elle compte procéder à des auditions des différents candidats à la Présidentielle pour voir la place qu’ils réservent à l’éducation islamique.

La Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal (Lips) veut avoir sa part du gâteau. Hier, à l’Institut islamique de Dakar, les membres ont tenu dans le cadre de la Présidentielle à faire part de leurs préoccupations sur les relations qui doivent exister entre l’Etat et la religion au Sénégal, particulièrement l’islam. Il s’agit, pour imam Ahmed Dame Ndiaye, président de la Lips, de «donner aux différents candidats à la Présidentielle l’opportunité de définir la laïcité et régler définitivement les relations entre l’Etat et la religion, en particulier l’islam, en créant au besoin un cadre juridique précis, source d’une collaboration juste, saine et garante d’une véritable paix sociale». Il rappelle aux candidats qu’ils font partie du pays et de «ceux qui doivent contribuer à son développement». La Lips prône l’adoption d’une loi régissant les relations entre l’Etat et les acteurs de la religion musulmane.
Pour ce faire, un Comité national de suivi du mémorandum (Cnsm) de la Lips a été mis sur pied pour piloter la plateforme dénommée «Geewu nittu diine yi (Association des religieux)». Imam Assane Ndao Touré, président du Cnsm, a quant à lui annoncé une collaboration avec la société civile pour entendre les propositions des différents candidats sur l’éducation islamique comme la politique des daaras, entre autres. Mais les imams et prédicateurs promettent de veiller à la mise en application des promesses du candidat élu.
Stagiaire

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