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La ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire magnifie l’effort de solidarité du chef de l’Etat auprès des ménages vulnérables à travers le paiement des factures d’eau et d’électricité sur un bimestre. Une enveloppe de 15,7 milliards est dédiée à l’électricité et 3 milliards pour l’eau des couches vulnérables, précise Zahra Iyane Thiam.

Le président de la République a annoncé dans son traditionnel discours à la Nation la veille de la fête de l’indépendance, une prise en charge des factures d’électricité et d’eau pour une certaine tranche sociale dans ce contexte de semi confinement. Le non élargissement de la mesure est, selon la ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, un choix de gouvernance et un ordre de priorités dans ce pays qui dispose d’un secteur informel assez important et dont l’activité économique tourne au ralentie à cause du coronavirus. «C’est excellent que, sur un bimestre, l’Etat mette 15,7 milliards pour la tranche sociale (électricité) et 3 milliards pour l’eau. Ce qui concerne 670 mille ménages. 69 milliards de vivres et 5,2 milliards pour la diaspora», a réagi Zahra Iyane Thiam dans une émission à Walf Tv. Quid de la transparence dans la distribution des vivres et le choix des ménages bénéficiaires ? Zahra Iyane Thiam évoque le registre national unifié qui consacre plus de 400 mille ménages. Les cibles sont pour elle les boursiers de la solidarité familiale ou d’autres couches vulnérables. Aussi, suggère-t-elle, les comités qui se retrouveront autour des gouverneurs, des préfets et des sous-préfets et des comités de village qui regroupent toutes les organisations des comités de base et tout ce qui est relais et délégués de quartier, chefs de village… «Il y a un dispositif à la base assez transparent, inclusif et participatif. Nous pourrons toujours le renforcer pour que l’accompagnement alimentaire aille aux ayants droit», rassure Mme Thiam.
La chute  de 6,8% à 3% de la croissance économique annoncée par le chef de l’Etat s’explique, selon la ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, par le ralentissement de l’activité économique à cause de la pandémie du Covid-19. «Tous les pays du monde sont confrontés à cette situation», s’est défendue Zahra Iyane Thiam.
«De 1,7% de croissance en 2012,  le Sénégal est arrivé à 6,6% de croissance en début 2020», disent les autorités. Malheureusement, les secteurs portant cette croissance sont les plus impactés par la pandémie, notamment le transport aérien avec la fermeture des frontières, l’hôtellerie, la restauration etc. Pour maintenir l’économie et faire face à cette crise, le président de la République a pris des mesures dont le Fonds Force-Covid-19 de 1 000 milliards destinés aux ménages, à la diaspora, mais aussi des mesures fiscales pour les entreprises tout comme l’effort à l’investissement et à la croissance économique. Zahra Iyane Thiam note ici une volonté du chef de l’Etat de garantir l’employabilité afin que même ceux qui seraient en chômage technique reçoivent 70% de leur salaire.

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