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Le Dg de la Senelec a réitéré que les plus petits consommateurs ne devraient subir aucune hausse de leur facture, tandis que la tranche moyenne urbaine, dont la facture varie entre 15 et 25 mille, ne devrait pas subir d’augmentation de plus de 1 191 francs. Ces explications devraient permettre aux membres du comité du dialogue avec la clientèle, réactivé pour l’occasion, d’être mieux armés pour s’expliquer avec les protestataires.

Le Dg de la Senelec, M. Papa Demba Bitèye, a fait savoir le samedi dernier que 53,9% des clients représentant 611 mille 203 abonnés ne sont pas concernés par la hausse de l’électricité, et que 26,4% correspondant aux 300 mille abonnés payant des factures entre 15 et 25 mille francs vont subir une hausse de 1 191 francs Cfa. Les plus touchés par la mesure représentent les détenteurs de facture de plus de 350 mille francs, représentant 1 375 clients. A noter encore qu’une hausse de 32 mille 870 francs est appliquée sur les factures comprises entre 300 et 350 mille francs. Ces explications du Dg de la Senelec feront que désormais les nombreux contestataires qui s’agitent contre la hausse décrétée du coût de l’électricité risquent de buter sur le Comité national du dialogue avec la clientèle (Cndc).
La société d’électricité, qui a invité les membres dudit comité le samedi pour une réunion d’information pendant près de six heures, s’attend à ce que le Cndc, mis en place depuis janvier 2017, apporte «la bonne information» aux populations sur les «réajustements tarifaires» en vigueur depuis le 1er décembre. «En collaboration avec la Senelec, le comité devra organiser des émissions interactives à la radio en langues locales, tenir des forums de quartier pour sensibiliser la population», a expliqué lors de la rencontre Mme Mbaye de la cellule communication de la Senelec.
Dans sa présentation des missions du Cndc, elle a fait savoir par ailleurs que ces «actions attendues» de la structure participent aussi à combattre les risques et dangers électriques, l’occupation anarchique des installations ainsi que le vol d’électricité. En provenance de la capitale et des autres régions du pays, les membres du Cndc, principalement des personnes âgées, ne comptent pas laisser la Senelec se faire électrocuter après les belles performances notées ces dernières années. M. Sy, conseiller municipal à Guédiawaye et premier à se lancer dans les débats après les mots d’ouverture, a engagé le Cndc dans la campagne. «Nous saluons la tenue de la rencontre. Depuis quelque temps, ce ne sont que les politiciens que l’on entend débattre sur le sujet et aujourd’hui que nous avons la bonne information nous sommes prêts pour faire entendre notre voix», a-t-il posé tout en exhortant à ouvrir davantage le Cndc aux jeunes. «C’est ce que nous voulons, que vous transmettez aux citoyens à travers le pays», a dit le directeur général Pape Demba Bitèye, après avoir déroulé les motivations ayant conduit au «réajustement tarifaire».
Le Dg a indiqué : «Ça ne fait pas plaisir de procéder à une hausse, mais c’est une mesure qui se justifie par une justice et une équité territoriale. L’objectif est de poursuivre l’électrification dans toutes les zones du pays pour un accès universel à l’électricité en 2025.» Papa Demba Bitèye a aussi profité de la rencontre pour expliquer les raisons de la venue de la centrale flottante. «Le 19 juillet, nous avons perdu la centrale de Sendou qui est d’une capacité de 115 mégawatts et qui était la centrale la plus grosse du parc de Senelec. Avec l’approche de la période de pointe, il fallait trouver une solution rapide pour mettre en service une centrale de puissance équivalente.» L’autre contrainte qui est d’ordre économique est qu’il fallait que la puissance louée ne soit plus au gasoil comme c‘était le cas depuis des années, a-t-il posé, faisant savoir qu’une solution de rechange s’imposait dès lors. «Au regard de cette situation, les ingénieurs de la Senelec ont travaillé pour continuer les négociations sur un projet initialement entamé. C’est comme ça que nous avons négocié avec les Turcs pour louer une puissance de 120Mw à un prix qui est plus compétitif que le prix issu de la production de nos propres centrales», a assuré le Dg qui n’a pas pour autant édifié sur le coût de l’opération. «C’est à la fin des opérations qu’on saura le coup», s’est-il contenté de dire, assurant tout de même qu’«à part l’énergie de Manantali, cette centrale est la plus économique du parc de Senelec».

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