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Les nouvelles restrictions dans les transports liées à la lutte contre la propagation du Covid-19 ont entraîné un renchérissement des prix des services du secteur au cours du mois de mars 2020, relève l’Agence nationale de la statistique et de démographie (Ansd) dans le dernier Indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc).

L’Indice harmonisé des prix à la consommation de mars 2020 s’est relevé de 0,1% comparé à celui du mois précédent. Cette évolution, d’après l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), résulte principalement d’un renchérissement des services de «transports», des «meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer», ainsi que des «produits alimentaires et boissons non alcoolisées».
Les services de «transports», détaillent les collaborateurs de Babacar Ndir, directeur général de l’Ansd, «se sont renchéris de 1,5%, en raison d’une hausse des prix des services du transport routier de passagers évaluée à 2,2% et du transport aérien de passagers de 1,8%». Cette situation, expliquent-ils, découle «de la tension sur les prix, à la suite des nouvelles restrictions dans le secteur pour lutter contre la propagation du Covid-19».
Depuis l’entrée en vigueur de ces restrictions, l’embarquement des passagers dans les bus, mini-bus et autres véhicules effectuant un transport public ou privé se fait dans le respect des places assises qui sont disponibles, pour tenir compte des distances d’au moins un mètre entre les passagers. Ainsi, le nombre de passagers à bord de ces catégories de véhicules à usage public ou privé a été limité à la moitié du nombre de places prévues par la carte grise.
Le nombre de passagers à bord des taxis urbains et véhicules particuliers a été arrêté à trois places en lieu et place de cinq, y compris  le conducteur, alors que  les deux roues sont limitées à une seule personne.

Hausse du niveau général des prix en mars 2020
Par conséquent, à Dakar, les chauffeurs des taxis clandestins ont drastiquement augmenté les tarifs. Par exemple, entre Yoff et la station Dior (Parcelles Assainies), les prix sont passés de 200 à 300 francs, quelle que soit la distance.
Et le constat est le même partout au Sénégal. Et pour justifier cette flambée, les conducteurs invoquent la limitation du nombre de passagers à deux. Dans certaines villes, les conducteurs de moto Jakarta tentent de contourner les dispositions de l’Etat d’urgence instaurées pour lutter contre la pandémie et l’interdiction du transport interurbain.
Pour ce qui concerne l’inflation sous-jacente, l’Ansd note qu’elle «a progressé de 0,2% en rythme mensuel et de 1,8% en variation annuelle».
Aussi, relève l’Agence, «les prix des produits locaux et importés ont augmenté respectivement de 0,3% et 0,1% au mois de mars 2020 comparativement au mois précédent. En variation annuelle, ils se sont accrus respectivement de 2,1% et 2,5%».
Au-delà des transports, la hausse au niveau général des prix qui a été constatée au cours du mois de mars résulte de la flambée des prix des «meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer» évaluée à 0,3%. Cette hausse provient essentiellement de celle des prix des services domestiques de 1,1% et des articles de ménage en textile, 0,8%.
Les prix des «produits alimentaires et boissons non alcoolisées» qui se sont relevés de 0,1% en mars 2020, en liaison principalement avec la flambée des prix des agrumes de 18,5%, des légumes, particulièrement les tubercules et plantains, 5,3%, et les légumes frais en feuille, 3,6%, ainsi que des autres produits frais de mer ou de fleuve, 5,9%, y ont contribué. Toutefois, mentionne le document de l’Ansd, «la diminution des prix des poissons frais de 2,6%, de la volaille 2,7%, et des autres fruits frais 3,4%, a atténué la hausse des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées. Par rapport à la période correspondante en 2019, ils ont été majorés de 2,6%…».

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