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Les victimes des migrations ne se comptent plus. Selon les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations, il y a eu au moins 203 décès recensés le long des principaux itinéraires durant les premiers mois de cette année. Mais il se trouve que le traitement souvent fait par les rédactions de la question migratoire laisse à désirer en ce sens qu’il ne révèle que l’aspect négatif et les victimes. Pour inverser la tendance et amener les journalistes à avoir un autre traitement plus humain, l’Association des journalistes en émigration et sécurité du Sénégal (Ajms) a lancé hier le Prix du meilleur reportage en en émigration. Selon Daouda Gbaya, président de cette association, «l’objectif de ce prix est de pousser les journalistes à accorder plus d’importance à la question migratoire, amener les rédactions à davantage s’intéresser à la question de l’émigration, améliorer la qualité du traitement de l’information en mettant en exergue les échecs et les réussites des émigrés dans leur pays d’origine et dans leur pays d’accueil». En appui, le journaliste Ibrahima Bakhoum, membre du jury aux côtés de Tidiane Kassé, Mame Less Camara et Mamadou Abdou­laye Mbengue, qui a présidé cette cérémonie de lancement du prix, informe que «le but est d’amener les journalistes à prendre l’habitude de traiter des questions migratoires». De l’avis de M. Bakhoum, «l’émigration ce n’est pas seulement l’Afrique vers l’extérieur. C’est également à l’intérieur de l’Afrique. Et il est bon de savoir ce que nous apportent ceux qui partent tout comme ceux qui viennent dans nos pays en amenant les journalistes à avoir l’habitude de traiter de ces sujets. En le faisant, ce sont les familles, les collectivités, les populations, les états et la politique publique qui gagnent». La cérémonie de remise du prix, qui est prévue le 18 décembre 2019, coïncide avec la Journée mondiale du migrant.
justin@lequotidien.sn

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