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Assome Aminata Diatta, ministre du Commerce.

La ministre du Commerce et des Pme a présidé hier la réunion du Conseil national de la consommation (Cnc) consacrée à la validation des conclusions du Comité technique de la filière boulangère, conformément aux termes du protocole d’accord que ce ministère a signé le 18 avril 2019, avec les meuniers, boulangers et associations de consommateurs.
Pour rappel, lors de cette rencontre du 18 avril dernier, il a été retenu de réviser les prix de la farine, afin de les stabiliser en tenant compte des fluctuations du marché mondial du blé, à travers l’homologation du prix de la farine à 17 mille 300 francs Cfa le sac pour la farine ordinaire contre 18 mille francs Cfa auparavant et l’intégration dans l’homologation de la nouvelle farine améliorée (une nouvelle farine qui contient des améliorants de panification), avec un prix plafond de 17 mille 800 francs Cfa le sac.
S’y ajoute la recommandation d’élaborer une réglementation visant à assainir le secteur de la boulangerie à travers un projet de décret et un projet d’arrêté d’application qui apportent des innovations en termes de réglementation de l’accès à la profession, de formalisation des relations entre boulangers et distributeurs, de renforcement des exigences d’hygiène et de salubrité et d’informations du con­sommateur.
Le dernier point d’accord a été d’introduire un quatrième format de pain, de poids supérieur à déterminer en fonction des régions et à vendre exclusivement dans la boulangerie et ses prolongements.
Le ministère du Commerce avait accordé un délai de deux mois au comité technique de la filière boulangère pour régler ces questions qui ont été validées hier.
«Cette proposition présente l’avantage d’offrir la possibilité aux boulangers de proposer du pain de meilleure qualité aux consommateurs tout en captant toute la marge de distribution afin de mieux rentabiliser l’activité boulangère», a indiqué la ministre du Commerce et des petites et moyennes entreprises, Assome Aminata Diatta.
Le président la Fédération des boulangers du Sénégal est revenu sur les difficultés que rencontre la filière boulangère au Sénégal. «Le secteur de la boulangerie souffre, la boulangerie sénégalaise a d’énormes problèmes mais ce sont des problèmes récurrents», s’est plaint Amadou Gaye. Pourtant, toutes les dispositions légales sont réunies pour éradiquer ces problèmes. «Pour nous aujourd’hui, ce n’est pas plus une question de prix, il s’agit surtout de l’applicabilité et de l’application des lois», a indiqué le boulanger.
La filière boulangère reste un secteur hautement stratégique, à très fort impact économique et social.
Avec une production journalière de près de 1200 tonnes de farine, près de 8 millions de baguettes de pain (pour un chiffres d’affaires de 1,2 milliard de francs Cfa) sont produites chaque jour par des hommes et des femmes pour les mettre à la disposition des consommateurs sénégalais.
ksonko@lequotidien.sn

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