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L’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop a été désigné lauréat 2018-2019 du prix Harold et Ethel L. Stellfox de l’université de Dickinson (Carlisle, Pennsylvanie), où il sera reçu le 11 avril pour échanger avec les étudiants sur différentes thématiques et procéder à la dédicace de ses livres, à l’auditorium Anita Tuvin Schlechter, indique un communiqué de l’institution transmis au Grenier.

Boubacar Boris Diop est le quatorzième récipiendaire de ce programme destiné à faire intervenir à Dickinson des personnalités du monde littéraire dans le cadre d’échanges avec les étudiants. Ce programme qui porte le nom de Harold et Ethel L. Stellfox- est mis en œuvre grâce à un don de Jean Louise Stellfox, diplômée de l’université en 1960. A sa mort en 2003, ses héritiers ont donné 1,5 million de dollars à l’université, pour continuer à motiver et inspirer les étudiants en y invitant des personnalités du monde de la culture et des chercheurs de renom.
Le texte indique que Boubacar Boris Diop est «reconnu comme l’un des écrivains les plus importants sur le plan artistique et philosophique de sa génération, avec des œuvres caractérisées par l’exploration et la réflexion sur la con­dition postcoloniale en Afri­que».
L’université rappelle dans son communiqué que son roman consacré au génocide des tutsis du Rwanda, Murambi – Le livre des ossements (Stock, 2000), qualifié de «miracle» par l’écrivain américain Toni Morrison, figurait sur la liste des 100 meilleurs livres africains du XXe siècle de la Foire internationale du livre du Zimbabwe.
Boubacar Boris Diop est le 14ème écrivain à être distingué dans le cadre d’une résidence Stellfox à Dickinson. Parmi les précédents lauréats, il y a les dramaturges, Edward Albee et John Patrick Shanley, lauréats du prix Pulitzer, le prix Nobel, Mario Vargas Llosa, les poètes, Rita Dove et Paul Muldoon, lauréats du prix Pulitzer, Naomi Shihab Nye, lauréate du prix Gug­genheim, Edwidge Danticat, prix national du livre et associé MacArthur, David Henry Hwang, dramaturge, lauréat d’un Tony Award et du Booker Prize, Ilan McEwan et Margaret Atwood.
Diop est depuis février 2016 professeur invité de littérature et de création littéraire à l’université américaine de Yola, au Nigeria. Dans un passé récent, il a enseigné à Rutgers University, aux Etats-Unis, et à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal.
Né en 1946 à Dakar, Boubacar Boris Diop a fait son entrée en littérature en 1981 avec un premier roman intitulé Le Temps de Tamango (L’Harmattan). Il publie ensuite les romans Les Tambours de la mémoire (L’Harmattan) – Grand prix du président de la République du Sénégal pour les lettres – Les Traces de la meute (L’Har­mattan, 1993), Le Cavalier et son ombre (Stock, 1997), Murambi, le livre des ossements (Stock, 2000), Doomi Golo (Payprus Afrique, 2003), Ka­veena (Philippe Rey, 2006), Les Petits de la guenon (Philippe Rey, 2009), le recueil de nouvelles La nuit de l’Imoko (Mémoire d’encrier, 2013), Bàmmeelu Kocc Barma (Editions Ejo, 2018), la pièce de théâtre Thiaroye, terre rouge (L’Har­mattan, 1981), les essais Négro­phobie (Les Arènes, 2005) – avec Odile Tobner et François-Xavier Verschave, L’Afrique au-delà du miroir (Philippe Rey, 2007), La Gloire des imposteurs : Lettres sur le Mali et l’Afrique (Philippe Rey, 2014) – avec Aminata Dramane Traoré.
Aboubacar Demba Cissokho Le Grenier

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