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La problématique de l’emploi des jeunes demeure une préoccupation mondiale. Le Sénégal n’y échappe pas. Afin de prendre leur destin en mains, les jeunes de l’arrondissement de Ndindy ont initié la semaine dernière, un forum pour réfléchir sur la question.

L’insertion des jeunes est une équation que les différents régimes qui se sont succédé au Sénégal peinent à résoudre. Dans la région de Diourbel, difficile pour les jeunes avec ou sans qualification de trouver un emploi. C’est parce que les structures n’existent pas. Qui plus
est, du fait de sa situation d’une des régions les plus pauvres du
Sénégal, trouver un emploi devient une chimère. Et pourtant, il existerait des niches d’emplois. C’est ce que les jeunes de l’arrondissement de Ndindy ont voulu explorer la semaine passée. Un forum a été ainsi organisé. Il a regroupé 60 jeunes en provenance des 6 communes de l’arrondissement à raison de 10 jeunes par collectivité ocale. La rencontre a permis aux jeunes avec les exposés de l’Agence nationale pour l’emploi des jeunes (Anpej), de la 3Fpt de connaître les secteurs les plus porteurs. Ousmane Diop, plus connu sous le nom de Mara, président du conseil d’arrondissement des jeunes de confier : «Nous pensons que les secteurs comme l’embouche bovine et ovine ainsi que le maraichage mais aussi le commerce peuvent
être investis par les jeunes.»
A sa suite, l’Inspecteur régional de la jeunesse de Diourbel, après avoir salué l’initiative, a informé que «sur les 162 projets, 100 projets ont été sélectionnés. Diourbel a eu 50 projets, Bambey 30 et Mbacké 20. Mbacké avait reçu l’année passée, 180 millions de francs Cfa pour le financement des projets des jeunes». L’inspecteur de la jeunesse n’a pas manqué de lancer un appel en direction des
collectivités locales. «Au delà de la contribution de l’Etat, il faut
que les collectivités locales s’investissent. Je pense que les
collectivités locales peuvent accompagner les jeunes. Elles doivent prévoir une enveloppe destinée à l’emploi des jeunes. Il faut une complémentarité entre les collectivités locales et l’Etat», déclare-t-il. Pour lui, l’aspect formation est très important. Ce forum dont l’ouverture a été
présidée par le sous-préfet a vu la participation de Khadim Diop, le président du Conseil national de la jeunesse. Interpellé sur le
financement des projets des jeunes, il indique que «l‘Etat a un défi de formation et d’emploi pour la jeunesse. Cela fait deux ans que les jeunes sénégalais ont élaboré des projets pour une enveloppe de 12 milliards. Le Président Macky Sall n’a dégagé que 3 milliards, pour le moment. Il y a un gap de 9 milliards. La jeunesse est une compétence
transférée. Le Conseil départemental et les maires ne soutiennent pas les jeunes en termes de subvention ou dans le cadre des fonds de dotation. Nous interpellons l’Assemblée nationale et l’invitons à réparer cette injustice».
badiallo@lequotidien.sn

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