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Dans l’affaire judiciaire du meurtre de l’adjudant major de la gendarmerie, Tamsir Sané, le procureur de la République n’est pas convaincu par les dénégations des accusés. Seul Amadou Tidiane Diallo a reconnu avoir détenu illégalement une arme. Celle-ci appartient à son père qui le lui a confié, a-t-il expliqué au juge d’instruction et à la barre de la Chambre criminelle.
A ses yeux, ces derniers sont tous coupables des faits à eux reprochés et ils doivent être punis conformément à la loi. Aussi, a-t-il requis des peines diverses pour la bande. La prison à perpétuité, c’est ce qu’il a demandé pour «Peul bou rafét» et ses acolytes. Khouraichi Diallo, quant à lui, s’en sort bien. Le maître des poursuites demande à son encontre une peine de 6 mois de prison assortie de sursis.
La défense, quant à elle, a chargé les gendarmes. Pour les avocats des accusés, le coup de feu qui a atteint le l’adjudant-major, Tamsir Sané, provient des gendarmes. D’après toujours les robes noires, comment se fait-il que le commandant puisse sortir pour demander à ses éléments : «qui a tiré ?» et «d’où provient la détonation ?». Pire, diront-ils, les gendarmes avouent aujourd’hui que tous leurs trois fusils ont refusé de fonctionner ce jour. Ils ont demandé la relaxe pure et simple ou tout au moins au bénéfice du doute de leurs clients.
Le Tribunal délibère le 2 juillet prochain. 
Le commandant de la brigade de Koumpentoum, l’adjudant-major, Tamsir Sané, avait été mortellement atteint par balle dans la nuit du 25 au 26 juillet 2019, aux environs de 3h du matin. La brigade de recherches de Tambacounda avait reçu l’information selon laquelle, le bureau de poste-finances de Koumpentoum a reçu la visite de cambrioleurs.
Arrivés sur les lieux, les enquêteurs ont trouvé le corps sans vie du commandant, couché à côté du véhicule. Il a aussi été constaté que les vitres de la portière arrière du véhicule des pandores étaient cassées. Avec des impacts de projectiles un peu partout, tout autour. Fouillant à l’intérieur dans la cour du bureau de La poste, 4 étuis de calibre 12 mm et une cartouche du même calibre y ont été trouvés.
Abdou Majib Gaye, médecin légiste de l’hôpital Le Dantec, sera saisi pour procéder à l’autopsie du corps. Deux plaies traumatiques frontales et orbitaires correspondant aux orifices d’entrée de deux projectiles de taille différente*, un fracas du crâne et une hémorragie interne de grande abondance, ont été relevés par le médecin légiste. Il conclura son travail par une mort à la suite de coups et blessures par arme.

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