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Taxawu senegaal avait annoncé que son leader allait être jugé en «début décembre». Mais Le Quotidien a appris hier que finalement Khalifa Sall sera fixé sur son sort le 20 de ce mois à 10h. L’affaire a été retenue dans le rôle d’audience publique de la Chambre criminelle de la Cour suprême à la suite du pourvoi en cassation introduit par ses conseils. Ce, après la confirmation de sa condamnation à cinq ans de prison ferme, assortie d’une amende de 5 millions de francs Cfa dans l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Ce procès est donc redouté par les khalifistes qui dénoncent un «empressement» dans l’instruction de ce dossier devant la Cour suprême. «Khalifa Ababacar Sall doit renoncer à sa candidature sinon le procès devant la Cour suprême va être programmé en vue de le faire condamner définitivement avant le dépôt des candidatures à l’élection présidentielle. Nous interpellons également les autorités religieuses, les organisations de la Société civile et les représentations diplomatiques sur cet empressement de la justice que rien ne justifie sinon la confirmation que la procédure contre Khalifa Ababacar Sall est une affaire purement politique montée par le pouvoir en place et exécutée par une justice aux ordres», alertait Taxawu senegaal il y a deux semaines.
Si les partisans de l’ancien maire de Dakar avaient nourri des craintes d’une précipitation, c’est parce que justement leur candidat espérait déposer sa candidature sans un casier judiciaire entaché. C’est que si une décision de la Cour suprême défavorable à M. Sall intervenait avant le démarrage du dépôt des dossiers de candidature, il courrait des risques d’une irrecevabilité ou d’une invalidation. Et c’est aussi parce qu’il pourrait être dans le même cas que Karim Wade : des risques de perte de ses droits civils et politiques.
Interpellé hier sur leur silence alors que les états-majors communiquent sur les dépôts des noms de leurs coalitions, des proches de Khalifa Sall confient être dans de «bonnes dispositions pour être dans les délais». Pas plus ! Pour le moment, Khalifa Sall peut se frotter les mains. Mais ce n’est pas gagné. Puisqu’à la date du 20 décembre, il restera quatre jours pour la clôture du dépôt des candidatures. Mais un autre juriste souligne que s’il est débouté par la Cour suprême, «la condamnation pourrait bien être notifiée au Conseil constitutionnel» et aurait des conséquences pour son dossier.
hamath@lequotidien.sn

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