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Absent du procès de l’Iaaf, qui s’est ouvert lundi dernier à Paris, Pape Massata Diack est de plus en plus présent dans les débats. Après Habib Cissé, c’est au tour de son propre père, Lamine Diack, de le charger.

Décidemment les choses ne s’arrangent pas pour Pape Massata Diack. Absent du procès de l’Iaaf, qui s’est ouvert lundi dernier à Paris, l’ancien conseiller marketing est de plus en plus présent dans les débats.
C’est Habib Cissé qui a été le premier à ouvrir les hostilités mercredi contre Diack-fils. Accusé par ce dernier d’être le trait d’union entre la Fédération russe et l’ancien président de l’Iaaf, M. Cissé a nié à la barre révélant avoir négocié 600 mille euros pour le compte de Massata Diack.

«Mon fils a eu un comportement de voyou»
Hier à la surprise générale, c’est son père qui l’a chargé. «Mon fils a eu un comportement de voyou». Ce sont en ces termes que Lamine Diack a répondu à la question du Tribunal de Paris qui lui a demandé les raisons pour lesquelles Massata Diack était impliqué dans le dossier des dopages alors qu’il était un simple consultant marketing. «Quand on m’a appris que mon fils était dans le dossier de corruption et de dopage, je suis tombé des nues», a-t-il ajouté.
Massata proposait à son père de remettre des sommes d’argent à des officiels de l’Iaaf pour ralentir les procédures de suspension des athlètes russes. Lamine Diack reconnait quant à lui avoir remis 50 mille euros à l’administrateur antidopage, M. Gabriel Dollé, parce qu’il venait de se remarier et il partait à la retraite. Un autre chèque de 100 mille euros lui a été remis par l’ancien président de l’Iaaf pour son solde tout compte.
Notons qu’au premier jour du procès, Gabriel Dollé avait mouillé Lamine Diack en déclarant : «Je reconnais avoir remis au Président Diack une enveloppe de 500 000 euros (soit 327 millions 500 mille francs Cfa) pour pouvoir freiner la procédure de sanctions pour dopage des athlètes russes qui faisaient l’objet de procédure de suspension.» Avant d’ajouter : «C’était un arrangement consenti dans le but de permettre aux athlètes russes de participer aux Championnats du monde.»
«Réfugié» depuis à Dakar, Papa Massata Diack n’a toutefois jamais pu être interrogé par la justice française, qui a lancé trois mandats d’arrêt international contre lui et les Russes Balakhnitchev et l’ancien entraîneur Alexeï Melnikov. Les autorités sénégalaises ont déjà déclaré qu’il ne serait pas extradé.

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