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L’accusé Ibrahima Ane n’a connu imam Alioune Ndao qu’à travers une conférence organisée en 2007 sur le thème «L’au-delà». A cette occasion, il lui avait posé la question suivante : «Quelle est la position de l’islam par rapport à la musique» ? «C’est comme cela que j’ai arrêté d’écouter de la musique. J’ai fréquenté imam, car dans les autres mosquées, les sermons se faisaient en arabe alors que lui les faisait en wolof», a répondu Ibrahima Ane.
Barbu, teint clair et élancé, Ibrahima faisait du rap avant d’arrêter cette activité musicale en 2008. Père de quatre enfants, il menait un commerce de bétail avant d’être arrêté un jour à l’aube alors qu’il allait à la mosquée où il faisait office de muezzin dans son Kabatoki, quartier périphérique de la commune de Kaolack. Il n’entretenait pas de rapports avec ses coaccusés, à part son guide. Après l’arrestation de ce dernier, Ibrahima Ane a invité «ses frères» à prier pour son imam, Ndao, avec qui il échangeait de temps en temps pour renforcer sa foi.
«A la suite de l’arrestation d’imam Ndao, vous aviez écrit sur votre mur que : ‘’Le Sénégal recevra sa part et l’heure est venue pour eux’’», a rappelé le procureur. «Je peux oublier, car cela s’est passé en 2015, mais je n’ai jamais invité à une réunion pour l’imam, jamais fait cette déclaration. On ne m’a jamais posé cette question à l’enquête.»
Par ailleurs, le Tribunal a rejeté hier la demande de liberté provisoire de l’accusée Marième Sow et jugé inopportun de convoquer le Cemga, étant donné que ses déclarations ne font pas partie du dossier du procès des présumés terroristes.
ksonko@lequotidien.sn

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