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Les Organisations de producteurs et de la Société civile, à travers le Groupe de dialogue social et politique (Gdsp), se sont résolument engagées à participer, à contribuer et à s’impliquer significativement, dans le processus de formulation et de mise en œuvre du Programme national d’investissement agricole pour la sécurité alimentaire et la nutrition (Pniasan) deuxième génération. En ce sens, ces acteurs non étatiques ont réuni une série de propositions paysannes et de la Société civile. Lesquelles ont été soumises hier, aux acteurs pour validation.

Dans le cadre du processus de formulation du Programme na­tional d’investissement agricole pour la sécurité alimentaire et la nutrition (Pniasan) 2e génération, le Groupe de dialogue social et politique (Gdsp) ne veut pas être en reste. Ce cadre, qui réunit les organisations d’Ac­teurs non étatiques (Ane) au sens large, veut apporter sa pierre à l’édifice.
Car faut-il le rappeler, les organisations paysannes et la Société civile n’ont pas pu jouer pleinement leur rôle dans la formulation du Pniasan, 1ère génération. Leur niveau d’implication dans la mise en œuvre a été aussi jugé faible.
Pour renverser cette tendance, le Gdsp a soumis hier, une série de propositions paysannes et de la société civile dans le cadre du processus de formulation du Pniasan 2e génération aux acteurs, pour validation.
Sur la question de la gouvernance globale des investissements dans le secteur agricole par exemple, El Hadj Thierno Cissé, assistant du coordinateur de la cellule d’appui technique du Cncr, explique que les acteurs ont beaucoup insisté sur le besoin de renforcer les mécanismes de gouvernance inclusive qui permettent d’intégrer davantage le contrôle citoyen et également, de valoriser les expériences et les cadres qui sont quasiment présents sur tout le territoire national permettant aux acteurs de dialoguer sur les programmes publics. «Nous pensons que cela est en droite ligne avec les dispositions de l’Acte 3 de la décentralisation qui parle de territorialisation des politiques. C’est un élément essentiel qu’on peut consolider dans le cadre de Pniasan 2e génération», soutient M. Cissé. Comme autre élément, il souligne le fait d’intégrer davantage les Ane, au sens large, dans la mise en œuvre de ses programmes. L’assistant du coordinateur de la cellule d’appui technique du Cncr précise : «Notre rôle ne doit pas se limiter seulement, à contrôler l’action de l’Etat. Dans le Gdsp, nous avons des organisations paysannes, des organisations de la Société civile qui ont des expériences de programmes d’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Ces programmes ont donné des résultats intéressants qu’on doit capitaliser pour aussi passer à l’échelle, en passant par les financements des pouvoirs publics, mais également par ceux des partenaires de l’Etat.
Pour nous, la Société civile a beaucoup de choses positives qui peuvent permettre d’accélérer l’atteinte des objectifs que nous nous sommes fixés en termes d’investissements agricoles.
Il faut nécessairement, dans la mise en œuvre du programme, que les responsabilités soient partagées.» Mieux, déclare Cissé, «les organisations paysannes peuvent, dans les objectifs qui sont déterminés par le gouvernement, prendre des en­ga­gements avec un soutien de l’Etat et une phase d’évaluation qui permettra de situer les res­ponsabilités des uns et des autres».

Le Gdsp veut un Pniasan inclusif
Le Gdsp encourage ainsi, une gouvernance inclusive, mais également une responsabilité partagée dans la gestion des programmes de développement agricole au Sénégal. Même si toutes leurs contributions ne sont pas intégrées par l’Etat dans le Pniasan 2, les Ane souhaitent qu’une bonne partie soit prise en compte. Leur principale attente, c’est un Pniasan 2 inclusif du point de vue gouvernance, de la mise en œuvre et même de l’évaluation.
Synthétisées par le Gdsp, qui a été mis en place par le ministère de l’Agriculture dans le cadre du Pniasan 2, ces propositions résultent d’un long processus de concertation et de consultations des producteurs agricoles et des acteurs de la Société civile.
Toutes ces propositions de­vraient être consolidées dans un document qui sera partagé avec le ministère de l’Agriculture, et de l’équipement rural, mais avec le comité de pilotage du Pniasan qui est présidé par le Premier ministre du Sénégal.
dialigue@lequotidien.sn

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