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En conférence de presse hier, le Syndicat national des travailleurs des postes et des télécommunications (Sntpt) a exprimé son inquiétude par rapport à la restructuration de la Poste.

La direction générale de la Poste et les travailleurs ne parlent pas le même langage dans le cadre de la restructuration de la boîte. Les mesures annoncées pour cet ajustement ne sont pas du goût des employés qui n’approuvent pas la séparation entre la Poste et Poste-finances. Le Syndicat national des travailleurs des postes et des télécommunications (Sntpt) rue déjà dans les brancards. «Aujour­d’hui, amputer le secteur para-bancaire de la poste, c’est vraiment lui amputer toute sa substance et réduire cette société nationale à une simple structure administrative qui sera en totale déliquescence. Il y a des expériences qui déversent. Au Mali, il n’y a plus de poste. Allez en Côte d’Ivoire, c’est le même problème. Et partout ailleurs. Donc, pourquoi l’Etat du Sénégal aujourd’hui s’intéresse à Poste-finances ? C’est là où se situe la question», prévient Ibrahima Sarr, Sg de la Sntpt.
Parmi les mesures proposées par le gouvernement, il faut citer la recapitalisation de la Poste à travers la recherche d’un partenaire stratégique capable d’injecter les ressources requises. Et d’après le syndicaliste, «il y a des enjeux énormes dans ce projet de restructuration. Nous avons évoqué la banque de Dakar qui a mis sa main dans le projet de restructuration de la poste ivoirienne». Enumérant les difficultés que rencontre la poste, le Sg a tiré sur la gestion de leur Dg en présence de ses camarades venus en masse. «Il y a la concurrence, mais il y a aussi l’inertie de la direction générale de la Poste. Parce que compte tenu de tout le flux d’argent qui est entré à la Poste, si aujourd’hui nous ne faisons que constater la baisse de nos recettes et la croissance fulgurante des dépenses, là c’est un problème de gestion.»
Face à cette situation, renseigne Ibrahima Sarr, «c’est l’incertitude, la peur, la désolation et la démotivation au sein des travailleurs. Et c’est la conséquence de l’absence de communication». Et d’avertir : «Notre première porte d’entrée, c’est la direction générale. Si elle n’ouvre pas cette porte là, nous allons la franchir. Parce qu’aujourd’hui nous n’accepterons pas d’être les victimes expiatoires de cette affaire.»
msakine@lequotidien.sn

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