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Le ministre de l’Environnement et du développement durable annonce le projet de réforme du Code forestier sur la table du prochain Conseil des ministres. Mame Thierno Dieng explique en outre qu’à son arrivée au ministère, ce projet avait fait fi des 40 objections de la Cour suprême.

Le ministre de l’Environnement et du développement durable n’a pas été tendre avec son prédécesseur Abdoulaye Bibi Baldé. Sans le nommer bien sûr, le Professeur Mame Thierno Dieng, faisant des mises au point sur le projet du nouveau Code forestier, a émis des commentaires sur la manière dont le processus d’élaboration du Code forestier a été conduit. Pour lui, il a pris du temps pour bien faire parce qu’à son arrivée, on lui a soumis un code qui n’a «aucunement pris en compte les 40 objections de la Cour suprême que par ailleurs l’Etat avait faites», soutient le Pr Dieng. Mieux, poursuit-il, «même le ministère de la Justice qui est impliqué dans le processus d’élaboration du nouveau code a fait le même constat». Donc, révèle le ministre de l’Environnement, il se pose un problème de prise en compte des avis de la Cour suprême au seul fin de rendre la loi meilleure.

Annonce du projet au prochain Conseil des ministres
Il a pris l’engagement de prendre en compte toutes les observations de la Cour suprême et de soumettre le projet à l’approbation de toutes les structures. Et d’ailleurs, le projet sera sur la table du prochain Conseil des ministres. Cela, indi­que-t-il, va répondre aux instructions de Macky Sall qui a demandé à ce que ce code soit finalisé sans délai. Il rappelle que l’objectif du nouveau code est de durcir les peines afin de dissuader les trafiquants, mais aussi d’empêcher qu‘ils soient libérés dans de brefs délais. «C’est une question de sécurité et de souveraineté nationale», a-t-il dit.
Mame Thierno Dieng a également trouvé que l’organisation institutionnelle du ministère n’est pas très conforme à la conception actuelle de l’environnement. Il dit avoir convoqué une réunion technique avec tous les agents du ministère. Une réforme institutionnelle a été proposée dans le but de «rendre les organes plus fonctionnels et adaptés aux réalités pour que nous puissions répondre au contexte international». A ce propos, informe-t-il, une cellule de veille et de contact environnemental dont le but est de «coordonner toutes les actions a été mise en place et l’autorité en a été informée», précise le ministre.
ndieng@lequotidien.sn

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