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Pour un climat apaisé de la vie politique, le Gradec a proposé une centaine de recommandations qui visent à permettre aux acteurs politiques de s’accorder sur les règles du jeu. Dans un contexte de dialogue politique, ces contributions pourraient servir à la commission dirigée par le Gl Niang.

Les acteurs politiques espèrent trouver des consensus sur les questions électorales à travers le dialogue politique dirigé par le général Mamadou Niang. Mais en attendant, les recommandations du Groupe de recherche et d’appui-conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec) pourraient servir à enrichir les concertations. Ainsi, il est ressorti de ces échanges une centaine de recommandations. C’est tout le sens du forum organisé mercredi pour restituer ces travaux afin de partager les conclusions avec les acteurs politiques. Pour les recommandations générales, le secrétaire général du Gradec suggère, entre autres, de «créer un climat de confiance entre les acteurs du processus électoral, mettre en ligne et rendre accessible le fichier électoral de manière permanente, ouvrir les comités électoraux aux personnes vivant avec un handicap, viabiliser le système de l’état civil, clarifier le nombre de mandats du président de la République». Sur les recommandations spécifiques comme les inscriptions, Ababacar Fall souligne par exemple la nécessité de «donner aux primo-demandeurs d’une carte nationale d’identité de 18 ans et plus la possibilité de formuler le souhait d’être électeur». Cette organisation de la société civile propose également d’avertir les électeurs de la localisation de leurs cartes par sms, d’éditer des listes nominatives des électeurs pour accompagner la distribution des cartes d’électeur et procéder au tri automatique des cartes. En direction des acteurs politiques et de la société civile, il recommande  de mettre en place un dispositif crédible de médiation électorale, de créer une Haute autorité de la démocratie.
Selon Babacar Fall, le constat est parti de la dernière élection présidentielle. «Il y avait des tensions et une rupture de dialogue entre les acteurs politiques. Il n’y avait pas d’accords sur le fichier électoral, les partis de l’opposition avaient récusé le ministre de l’Intérieur et l’opposition ne répondait plus aux appels du pouvoir en place. C’est après ce constat que nous avions émis l’idée de lancer le forum des partis politiques afin que les acteurs puissent enfin discuter sur des questions importantes de la vie de la Nation et arriver à un consensus», a-t-il expliqué.
justin@lequotidien.sn

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