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Le bilan de la campagne de production de tomate industrielle de la saison froide 2016-2017 est caractérisé par une progression des résultats. Selon Abdoulaye Dieng, président du comité interprofessionnel de la tomate industrielle, la production de tomate industrielle de la saison froide 2016-2017 a atteint 53 mille tonnes contre 31 mille 827 tonnes pour la saison 2015-2016, soit une augmentation de plus de 20 mille 774 tonnes. Un résultat jamais atteint dans la production de tomate industrielle, depuis trois ans, selon M. Dieng. Cette performance a été réalisée, grâce à l’implication de tous les acteurs et l’accompagnement de l’Etat qui n’a pas fait défaut.
Toutefois, le président du comité interprofessionnel de la tomate industrielle a fait savoir que malgré les dispositions qui avaient été prises par les parties prenantes que sont le ministère du Commerce, celui de l’Agri­culture et les banques pour que la campagne soit une réussite, il y a eu beaucoup de problèmes notés. Il s’agit entre autres, du retard dans le processus de mise en place de  l’urée dont une bonne partie n’a été disponible que 40 jours après les repiquages, les contraintes phytosanitaires et les retards de paiement des industriels.
Par ailleurs pour une meilleure organisation de la filière et pour des soucis d’économie, Abdou­laye Dieng a invité les deux industriels que sont Agroline et Takamoul Food à respecter leurs engagements d’implanter leurs usines dans le département de Podor, s’ils ont la ferme volonté d’accompagner de manière durable, le développement de la filière tomate dans la vallée du fleuve. Car cette zone connait de réels problèmes.
Malgré les problèmes, le président du comité s’est félicité des avancées notées dans le secteur avant d’exhorter ses camarades producteurs à se conformer scrupuleusement aux recommandations techniques et aux conseils qui leur sont prodigués par les techniciens et à respecter le calendrier cultural et l’application des bonnes pratiques agricoles.
Le président du comité tomate n’a pas manqué également, de saluer l’accompagnement de l’Etat à travers des structures comme la Caisse nationale de crédit agricole (Cncas), la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal (Saed) et l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) qui ont tous œuvré pour un développement durable et harmonieux de la filière.
Le Directeur général adjoint de la Saed, Séni Ndao, qui présidait la réunion s’est, de son côté, réjoui de la régularité des assises du comité interprofessionnel tomate. Pour lui, la filière est en relance. Ces journées sont d’autant plus importantes, selon lui, qu’elles permettent de tirer le bilan de la filière et de dégager des perspectives après un diagnostic sans complaisance. Seule cette démarche permet, de l’avis de Séni Ndao, de sérier les difficultés du secteur et de les prendre en charge. L’atelier doit déboucher, selon lui, sur la production d’un plan d’action permettant d’accompagner la relance du secteur qui est sur la bonne voie au vu des superficies exploitées qui sont en hausse pour cette campagne.
cndiongue@lequotidien.sn

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