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Au Sénégal, trois zones se partagent la production de l’anacarde estimée à 20 mille tonnes. Il s’agit de la zone de Sokone dans la région de Fatick, la zone des Niayes dans la région de Thiès et la zone de la Casamance, qui polarise les régions  de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. Et dans ces  20 mille tonnes,  il est important de souligner que la région de Sédhiou fournit à elle seule,  40% de l’anacarde au Sénégal. D’où l’importance, selon le ministre du Commerce, du secteur informel, de la consommation, de la promotion des produits locaux et des Pme, de développer des synergies entre les régions de Ziguinchor et de Sédhiou pour l’atteinte des objectifs fixés. En outre, au-delà de la contribution à l’autosuffisance alimentaire, la filière de l’anacarde procure plus de 250 mille emplois et génère un chiffre d’affaires de plus de 30 milliards de francs Cfa par an au Sénégal. Plus de 350 mille personnes, soit plus de 14% de la population des régions concernées et 20% de la population rurale dépendent de l’anacarde.
Pour la région de Ziguinchor, on note 3 807 ménages producteurs d’anacarde, mais avec 4 2627 personnes intervenant directement dans la production, soit 8,7% de la population. A l’instar des autres régions productrices, on note à Ziguinchor une diversité des acteurs qui s’activent autour de la filière : surtout de Pme familiales qui interviennent sur le marché national mais aussi à l’export et qui ont un point commun : celui d’être ancrées au cœur des zones rurales et agricoles.
Malgré tous ces résultats, le ministre du Commerce, Alioune Sarr est d’avis que l’enjeu principal du secteur demeure principalement celui de la compétitivité. «Cela est essentiel pour mieux valoriser et favoriser la création d’emplois dans cette filière ainsi que la participation à la croissance économique du pays et à son développement», a-t-il souligné. Car pour le ministre du Commerce, moins de 5% de la production est transformée localement avec un chiffre d’affaires de 315 millions de francs Cfa, alors qu’à côté, les exportations représentent, dit-il, 30 milliards  de francs Cfa.
imane@lequotidien.sn

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