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En recul depuis quelques années, la pêche artisanale est dans le creux de la vague. Les captures chutent d’année en année, conséquence de la surpêche. Comparés à ceux de 2013, les produits ont connu une baisse de 6,2% en 2014, ils sont passés de 398 214 tonnes à 373 652 tonnes. Selon le rapport 2017 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographique (Ansd), trois grands groupes sont concernés par ces statistiques : les poissons qui constituent l’essentiel des captures (95,2%), les crustacés (0,8%) et les mollusques (4,0%).
Ces contre-performances se sont répercutées sur les activités des femmes dans la mesure où elles sont les plus actives dans le domaine de la transformation. Elles travaillent sur le kéthiakh (57,84%), le metorah (15,69%), le guédj (10,11%), du salé-séché (6,90%), et du tambadiang (6,38%).
Cette transformation a suivi le rythme décroissant de la pêche artisanale. En 2014, les quantités transformées ont connu une baisse de 22,2% passant de 58 652 tonnes à 45 626 tonnes. Durant cette même année, les exportations n’ont pas été fameuses par rapport à l’année 2013. Les produits salés, séchés et fumés sont passés de 4 258 tonnes à 2 732 tonnes. Presque une baisse de moitié. Ce repli est essentiellement imputable à la forte baisse des «autres produits transformés» (-89,3%) et du «pagne» (-60,1%). Ces produits transformés ont eu pour principale cible le marché congolais d’où sont provenus 30,6% des recettes engendrées par ce produit, suivi du Togo et du Ghana.

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