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C’est une innovation. «Es­pace ndugu» est un tablier conçu spécialement pour la conservation et la commercialisation des légumes dans de meilleures conditions d’hygiène. Le démarrage du projet a été lancé, hier à Thiès, sous la présidence de Khady Samba, directrice de l’Encadrement de l’économie sociale et solidaire au ministère de la Micro­finance. Le projet, regroupant 50 jeunes, pour la phase-pilote, et mis en œuvre par Banlieue action, solidarité, immobilier, finance (Basif), en partenariat avec Enabel, dans le cadre du Parerba et Anpej, a été financé par l’Imcec pour une enveloppe de 32 millions de francs Cfa. «Nous avons initié ce programme pour moderniser les tabliers qui sont dans les quartiers à travers un système de micro-franchise», explique Ahmadou Kane, directeur de Basif. Aussi l’initiateur d’ajouter que c’est pour répondre «aux besoins d’emplois au profit de la cellule jeune de la tranche d’âge de 18 à 35 ans». Lesquels jeunes, «qui ont maintenant un emploi garanti, ont été sélectionnés, formés et encadrés pour être des entrepreneurs, avant de leur attribuer ces tabliers». Ensuite, poursuit M. Kane, «il y aura un encadrement pendant 24 mois pour qu’ils puissent maîtriser tous les détails pour devenir de vrais entrepreneurs. Cela signifie que tous les bénéfices qui viennent de cette activité appartiennent à ces jeunes. Basif ne sera-là que pour les accompagner», souligne le directeur de Basif, qui indique que «c’est pour permettre aux jeunes d’avoir un emploi stable et durable, mais aussi aux petits producteurs, qui étaient en train de produire et qui avaient des difficultés d’accéder à un marché, de pouvoir vendre et écouler leur production. Le projet est un peu transversal». Rappelant «la belle réussite» dudit projet déjà expérimenté avec des femmes de Guédiawaye, le patron de Basif estime que «si ça ne marchait pas, nos mamans ne feraient pas 30 à 40 ans sur ces tabliers-là qu’elles gèrent dans les quartiers. Main­tenant, leur difficulté c’était de moderniser l’activité, c’est ce que Basif a apporté comme innovation». Et l’autre innovation dans cette activité, selon M. Kane, qui a ouvert la première plateforme e-commerce au Sénégal en 2013, «c’est qu’il y aura une digitalisation qui va accompagner le processus».
A sa suite, la directrice de l’Encadrement de l’économie sociale et solidaire au ministère de la microfinance, Khady Samba, estime que si son département ministériel accompagne de telles initiatives, c’est parce que «le modèle économique qui est mis en place est intéressant. Il prend en charge depuis la production jusqu’à la commercialisation. Aussi il facilite aux populations l’accès à des produits de première nécessité et à proximité mais aussi disponibles à tout instant». Pour simplement dire que «c’est un modèle que le ministère compte accompagner, surtout le volet financement, encadrement, formation et formalisation, parce que cela regroupe des jeunes porteurs de projets».

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