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Le thème de la misère fera l’objet de pièce théâtrale et de films qui seront produits par  la Compagnie Kaddu Yaraak  qui veut à travers le théâtre forum et l’image proposer des solutions pour vaincre ce fléau. C’est le directeur artistique de cette troupe, Mamadou Diol, qui en a fait la révélation lors de la Journée mondiale du refus de la misère célébrée avant-hier au parc Hann en partenariat avec le mouvement Atd Quart monde. C’est à partir des différentes solutions tirées des causeries et des ateliers tenus au cours de la célébration de cette journée que les acteurs comédiens de cette troupe théâtrale s’appuieront pour alimenter leurs productions à venir, selon le responsable de Kaddu Yaraakh. Mamadou Diol  de souligner qu’il n’y a meilleur support pour faire passer le message du refus de la misère que le théâtre forum qui est l’expression de la démocratisation de la parole. «La journée vise à rendre la dignité à tous les pauvres dont nous-mêmes», a dit M Diol.
L’on attend des artistes comédiens de Kaddu Yarakh fixer les préalables à l’aide  au développement en faveur des pays du continent africain, a laissé entendre le représentant au Sénégal du mouvement Atd Quart monde. «On ne peut proposer une aide au développement à l’Afrique sans parler avec les Africains. De cette manière, on va avoir des propositions pour changer la situation», a indiqué Daniel Mori­neau, Délégué national de Atd Quart monde, un mouvement ayant commencé ses activités en 1957. La rencontre fut également une occasion d’aborder des sujets comme l’Ape et le franc Cfa «jugés comme les principales causes de l’extrême pauvreté dans laquelle sont plongés les pays africains». «Cette journée a été instaurée, il y a 30 ans, par notre fondateur, Joseph Wre­sinski. Et le but est de pouvoir se mettre ensemble, tous les acteurs de la Société civile, des droits de l’Homme pour se mettre en action contre la misère. La misère est plus dégradante que la pauvreté qui affecte la personne elle-même», a mentionné Daniel Morineau.
«Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits humains sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré», disait le fondateur de Atd Quart monde, Joseph Wresinski, repris par le délégué national du mouvement. Venu prendre part à la rencontre, le coordonnateur du mouvement Y’en a marre, Fadel Barro, estime que c’est à la jeunesse de se battre pour son propre développement. «C’est une journée extrêmement importante, malheureusement nous pauvres, nous ne nous sentons pas concernés. L’aide au développement devrait venir de nous-mêmes. Le développement de l’Afrique passera par les Africains. C’est l’affaire de nos chefs d’Etat. Qui parle de misère ? Ce n‘est qu’en Afrique qu’on en souffre plus. Cette journée est symbolique», argumente le coordonnateur de Y’en a marre.
ambodji@lequotidien.sn

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